O G M à P U L L Y !Les OGM arrivent à Pully et les oppositions pleuvent !
Une dérive transgénique en marche Demande d'autorisation pour une dissémination expérimentale de plantes génétiquement modifiées par l'EPF de Zurich L'EPFZ désire procéder à des expérimentations en plein champ de blé génétiquement modifié en vue d'étudier leur dissémination. En cette période d'intense questionnement sur la pertinence de ce type d'expérimentation en milieu urbain, la Municipalité de Pully a permis qu'une consultation publique soit ouverte pour que la population soit informée sur la suite de cette affaire.
autres pages Il y a plusieurs étapes à la procédure à commencer par celle d'une consultation publique dont le dossier pouvait être consulté au bâtiment communal à la Damataire jusqu'au 14 Juin 2007. Georges Tafelmacher Communication au Conseil communalSéance du mercredi 23.05.2007Dissémination expérimentale de plantes génétiquement modifiées Vous avez tous appris par les médias, la presse s'en est fait largement l'écho, la demande d'autorisation pour une dissémination expérimentale de plantes génétiquement modifiées émanant de l'Office fédéral de l'Environnement, et devant avoir lieu sur les terrains de la station viticole du Caudoz à Pully. La Municipalité - Pully, le 23 mai 2007 Dissémination expérimentale de blé génétiquement modifiéL'essai de l'EPFZ est autorisé sous conditions L'OFEFP a réexaminé la demande de dissémination expérimentale de blé génétiquement modifié présentée par l'EPFZ et autorisé l'essai. Il a toutefois assorti son autorisation de conditions de sécurité très strictes. Compte tenu des mesures imposées et de la taille réduite de la surface d'expérimentation, l'OFEFP considère que le risque pour l'homme et l'environnement est acceptable.
La décision positive de l'OFEFP tient compte non seulement des mesures de sécurité, mais aussi des conditions générales qui ont évolué depuis novembre 2001 :
Berne, 30.10.2003 OGM à Pully ?DOIT-ON S'OPPOSER à CE TCHERNOBYL DE LA DISSÉMINATION ?Peut-on s'opposer par tous les moyens au projet de dissémination de plantes génétiquement modifiées à Pully ? Ces essais expérimentaux, dits scientifiques, vont propager des OGM dans l'environnement et mettre en danger l'être humain, les animaux et la diversité biologique. Georges Tafelmacher Opposition citoyenneen réponse à la question ci-dessus !Pully, le 9 juin 2007 Concerne: Dossier B07001 : dissémination expérimentale de lignées de blé transgénique en plein champ, 1009 Pully, VD Opposition massive contre les OGM à PullyGÉNÉTIQUE SANS GÉNIEOGM - La résistance s'élargit contre les essais en plein champ
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J'ai pris connaissance de la prise de position de l'Office de l'Environnement représenté par son avocat Maître Vischer le 3 août 2007 concernant ma qualité de partie dans l'opposition que j'ai déposé contre l'expérimentation en plein champ de blé transgénique dans ma commune.
Mon opposition et ma demande d'être partie ont été motivées par le fait qu'ayant affaire à un organisme transgénique, les éventuelles conséquences de ces disséminations ne se présenteront pas immédiatement et comme aucun scientifique ne peut affirmer que le risque zéro n'existe pas, je suis donc personnellement concerné car je pourrais être atteint par l'essai dans un futur relativement éloigné, d'autant plus si la dissémination devient générale suite à ces expérimentations.
L'OFEV, pour justifier l'expérimentation, nous assure que le risque est faible mais par là il indique qu'un risque même minime existe. Or l'expérimentation cherchant à évaluer ce risque en disséminant des organismes génétiquement modifiés au sein d'une population revient à faire une expérimentation sur l'humain, ce qui est formellement interdit par le moratoire et la loi génétique. Par ailleurs, pour réduire ces risques, le requérant propose des moyens de protection tellement restrictifs que la dissémination sera biaisée et l'expérience ne pourra pas être concluante. Vu ce qui précède, j'ai donc estimé que l'on devait mettre en question la pertinence de cette expérimentation dans la forme présentée en déposant une opposition dûment argumentée qui n'est pas dirigée de façon générale contre le génie génétique mais contre cet essai particulier, dans ces conditions particulières.
En suivant le raisonnement de la prise de position de l'OFEV, il semblerait que nous ne puissions pas nous opposer à de la technologie dont nous ne connaîtrons les effets que dans dix ou vingt ans et les conséquences qu'à long terme. Si on ne peut s'opposer que si on peut démontrer que l'on est personnellement affecté dans l'immédiat alors qu'on ne sait rien sur les conséquences sur l'être humain à long terme, aucun défense contre des technologies présentant des risques serait possible. Malgré cela, j'ai entamé cette démarche pour marquer ma forte réticence à ces expérimentations en notre sein et pour formuler mon désaccord à ces projets. Comme cela, nos petits-enfants ne pourront pas me dire que j'avais laissé tout faire ou que j'avais rien fait.
En conclusion, par respect pour nos descendants et pour le biotope dans lequel ils devront vivre et dans l'espoir de maîtriser quelque peu notre futur, nous devons utiliser tous les moyens pour faire connaître nos positions dès que possible. Néanmoins, pour rester dans le cadre légal, seule l'opposition formelle nous est disponible.
CONCLUSIONS
Par ces motifs, l'opposant a l'honneur de conclure à ce qui plaise au Département fédéral de l'environnement (OFEV), Division Substances, sol, biotechnologie :
Pully n'est pas un champ d'expérience
Nous avons reçu un formulaire de collecte de signatures relatif à l'expérience de culture d'organismes génétiquement modifiés à Pully, émanant du POP Lavaux-Oron. Considérant que les arguments soulevés par ce parti sont amplement justifiés, j'adhère pleinement à cette démarche et suis prêt à la soutenir par tous les moyens. Je suis étonné de la tiédeur manifestée par les verts à l'égard de cette initiative, est-ce tout simplement parce qu'ils n'en sont pas les promoteurs ?
Dans notre cas, le fait que cette demande émane d'un parti souvent opposé au nôtre n'implique pas que nous ne puissions agir conjointement pour le bien commun, le contraire serait faire preuve d'un sectarisme qui bien qu'il nous soit fréquemment reproché, n'est pas de mise chez nous. Aux arguments mis en évidence, par les pétitionnaires, il convient d'ajouter notre opposition à voir se transformer une commune réputée tranquille, en un champ d'affrontement où partisans et opposants des OGM viendraient régler des différents qui tourneraient vite à l'affrontement.
La propriété de cette parcelle par la Confédération n'implique pas le droit d'y faire n'importe quoi sans l'accord des autorités locales, en effet, je pense que si un de nos concitoyens envisageait d'établir une porcherie, sur un terrain lui appartenant, je doute que l'autorisation lui soit accordée.
L'avis d'experts qui après nous avoir assuré que la nourriture des ruminants, à partir d'éléments carnés ne présentait aucuns risques et conduit à l'épizootie de la vache folle, semble également sujette à caution. L'acceptation de l'expérience des OGM, d'ailleurs financée par les multinationales, dont la philanthropie n'est pas la caractéristique principale, résulte d'une philosophie, émanant d'outre atlantique qui n'est pas la notre, les américains érigent en axiome: «Dans la gêne, il n'y a pas de profit» alors que nous pensons que dans le doute, il vaut mieux s'abstenir. En effet, pour s'opposer à une expérience le citoyen américain doit, à priori, prouver qu'elle est dangereuse, or chez nous, il faut, inversement, pour la tolérer, prouver, à terme, qu'elle ne l'est pas !
Lilian Geoffroy
UDC Pully
Monsieur
Lilian Geoffroy
UDC Pully
Pully, le 29 août 2007
Monsieur,
C'est avec plaisir que j'ai lu votre billet dans le «Régional» de ce jour, à propos des
expérimentations OGM à Pully.
Je me réjouis comme vous de constater que l'UDC et le POP peuvent trouver ponctuellement des terrains d'entente pour l'intérêt de la communauté pulliérane. Avec vous, je m'étonne de la tiédeur, pour ne pas dire l'indifférence des Verts (et des socialistes !) face à un dossier qui touche la population et pourrait troubler l'ordre public de notre ville.
Fin septembre, nous déposerons notre pétition au Conseil communal, en demandant que ce dernier se prononce contre les expérimentations qui seraient menées à Pully dès mars 2008. Je crois que la décision d'interdiction est du ressort de M. Le Syndic, auquel nous demanderons d'agir auprès de Berne pour que les expériences n'aient pas lieu. Pourrons-nous compter sur le soutien du groupe UDC au Conseil communal ?
J'ai bon espoir que si la population, les partis et les autorités de la ville tirent à la même corde, nous
parviendrons à empêcher le projet de se réaliser.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
Julien Sansonnens
président POP section Lavaux-Oron
Autorisée par Berne, la dissémination de blé transgéniqune démarrera l'an prochain dans le Lavaux...
Tollé !
La section "Lavaux-Oron" du POP & Gauche en mouvement a pris acte de l'autorisation accordée par l'office fédéral de l'environnement (OFEV) aux expérimentations OGM sur le territoire de la commune de Pully. Cette décision ouvre la voie à la dissémination de blé transgénique dès mars 2008, dans le mépris des inquiétudes légitimes d'une partie importante des riverains et habitants de la région.
Si la recherche sur les OGM est nécessaire, nous continuons de penser qu'il est irresponsable, au stade actuel des connaissances
scientifiques, de procéder à des expériences en plein air, au beau milieu de zones résidentielles. Il n'existe à ce jour pas de consensus au sein de la communauté des chercheurs pour garantir que le blé transgénique et son pollen sont sans danger pour l'homme, les animaux et la biosphère dans son ensemble. La recherche sur le blé transgénique qui sera menée à Pully ouvre la porte à moyen terme à son utilisation dans l'alimentation, en contradiction totale avec l'opinion exprimée par le peuple lors de la votation sur le moratoire. L'agriculture industrielle, bien loin de résoudre le désastre de la faim dans le monde, participe activement au phénomène. En obligeant le paysan a racheter année après année la semence, les OGM sont un effroyable instrument de domination économique de l'industrie agro-chimique sur la paysannerie traditionnelle. Les effets des cultures OGM sont également désastreux sur la productivité des sols, sur lesquels plus rien ne pousse après quelques années du cocktail OGM-pesticide-fongicide.
Le POP Lavaux-Oron appelle à une prise de conscience citoyenne: les expérimentations OGM qui seront menées à Pully dépassent le cadre de la recherche scientifique et engagent un projet de société dans son ensemble, un projet basé sur le profit industriel au mépris de la santé publique, de l'agriculture traditionnelle et de la biodiversité. Les conséquences dramatiques de l'agriculture OGM sont déjà visibles, notamment dans l'hémisphère sud. La santé de millions de personnes est directement mise en cause, de manière criminelle.
Nous continuons la récolte de signatures dans le cadre de notre pétition contre ces expérimentations, et cela jusqu'au 15 septembre (le vendredi matin au marché de Pully, le samedi matin à la gare de Pully). Nous invitons la population à signer massivement et à exprimer son opposition.
Julien Sansonnens
Président du POP Lavaux-Oron
le mardi 04.09.2007 à 14h27
Lors du conseil communal du 12 septembre, les OGM n'étaient pas invités mais ils y sont venus sous 3 formes :
Une pétition du POP signée par plus de 1300 Pulliérans inquiets a été donnée en mains du Président du Conseil Monsieur PW Loup. Elle demandait l'impossible, c'est-à-dire l'interdiction de la recherche prévue en pleine ville et en plein air ; elle a été transmise à la Municipalité qui l'adressera aux autorités compétentes, c'est-à-dire aux autorités fédérales. Cette pétition avait l'avantage de démontrer concrètement les soucis de nombreux Pulliérans.
Une interpellation des Verts qui posait 5 questions précises à la Municipalité sur la suite de l'expérimentation qui va se dérouler sur les terrains du Caudoz à partir de 2008. Les verts rappelaient le principe de précaution qui devrait prévaloir face à des expérimentations dont la pertinence ne leur paraît de loin pas démontrée ni l'intérêt public. Malgré de délai fixé par Berne au 2 octobre, pour réagir à cette décision ou faire opposition au tribunal administratif fédéral, la Municipalité a shooté en corner en reportant sa réponse à la prochaine séance, à savoir le 24 octobre 2007, visiblement assez énervée par ces manifestations de crainte face au progrès scientifique...
Un voeu du groupe socialiste demandant dialogue et information de la part de la Municipalité. Un voeu n'est pas contraignant pour nos autorités communales. II est tombé dans l'indifférence malgré son développement bien étayé.
Ces interventions ont souverainement agacé la Municipalité qui semble refuser le rôle d'interlocuteur, voire d'intervenant, que lui a pourtant reconnu l'Office Fédéral de l'Environnement (OFEV). Rappelons que la seule séance d'information pour la population pulliérane a été organisée par les élus Verts de Pully au début du mois de juin. Une centaine de personnes a appris ce que les chercheurs cherchaient, les limites d'un moratoire de cinq ans qui exclut la commercialisation mais pas la recherche, et la faible marge d'intervention publique lors d'un tel processus. Dans leur majorité, ni les agriculteurs, ni les consommateurs suisses ne veulent de ces produits manipulés. Jusqu'à la fin du moratoire en 2010, seule la recherche fondamentale reste licite. (...)
Irène Gardiol
Les Verts Pully
Greenpeace est indignée de l'autorisation de l'OFEV accordée à l'Université et à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) d'expérimenter des OGM en pleine terre.
L'OFEV a donné son aval malgré que les documents du dossier de demander d'autorisation ne contiennent pas d'importantes données nécessaires à l'évaluation de potentiels impacts négatifs sur d'autres organismes. Greenpeace étudiera soigneusement les arguments sur lesquels se base l'autorisation de l'OFEV. Elle se montrera créative dans sa recherche de moyens pour lutter contre cette dissémination d'OGM.
L'OFEV a décidé aujourd'hui que l'Université de Zurich et l'EPFZ sont autorisées à réaliser, entre 2008 et 2010, différentes expériences en pleine terre avec des variétés de blés transgéniques (génétiquement manipulés, GM) résistants à des maladies fongiques, ainsi qu'un croisement entre un blé transgénique et une herbe sauvage.
Greenpeace et 13 autres organisations de défense de l'environnement, des agriculteurs et des consommateurs ont pris position à ce sujet le 14 juin 2007. Les critiques principales contre ces disséminations d'OGM sont qu'il manque des résultats de laboratoire sur de potentiels effets négatifs sur d'autres organismes. La Loi sur le génie génétique (LGG) prescrit que de telles résultats doivent d'abord être obtenus en milieux fermés. L'OFEV autorise les disséminations malgré que ces exigences ne soient pas remplies.
«Les effets sur d'autres organismes ne doivent ainsi plus être testés en laboratoire ou sous serre, ils peuvent maintenant l'être directement en pleine terre. Ceci montre que c'est le fonctionnement de bases de plantes GM qui est le but de cette expérience, et non la protection de l'environnement contre des ravageurs potentiels», critique Marianne Künzle chargée de la protection génétique chez Greenpeace Suisse.
En Suisse, les disséminations de plantes GM ne sont pas nécessaires pour en étudier les risques pour les humaine et l'environnement. Il faut des études à long terme pour déterminer les potentiels effets négatifs sur la santé. Pour cela les risques de la dissémination ne sont pas nécessaires. Ces prochaines semaines, Greenpeace étudiera en détail les arguments avancés par l'OFEV et explorera les meilleures façons d'agir contre ce risque inutile. «Des blés transgéniques et des croisements de blés transgénique avec des herbes sauvages n'ont rien à faire dans les champs de Suisse», dénonce Marianne Künzle.
Marianne Künzle
Greenpeace Suisse
Sept riverains, appuyés par le POP Lavaux-Oron, ont déposé aujourd'hui 3 octobre un recours adressé au Tribunal administratif fédéral contre l'autorisation accordée le 3 septembre par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) de procéder à une dissémination d'OGM à Pully (VD).
Nous, opposants, mettons en avant divers irrégularités dans la procédure d'autorisation de l'expérimentation. Il appartiendra au juge notamment de déterminer si la procédure par paliers telle que prévue dans la loi sur le génie génétique (LGG) a été rigoureusement suivie. Pour rappel, celle-ci prévoit le principe selon lequel la dissémination expérimentale n'est autorisée que si les résultats recherchés ne peuvent pas être obtenus par des essais réalisés en milieu confiné. Le législateur a ainsi expressément voulu mettre en place un processus échelonné, destiné à garantir la sécurité biologique.
Pour rappel:
Les Offices fédéraux, les Commissions fédérales et le Service cantonal consultés ont transmis leurs prises de position. On signale en particulier les avis suivants :
Enfin, il ressort du dossier qu'en l'état, aucune preuve n'a été apportée par la requérante que les lignées de blé génétiquement modifié qu'elle souhaite disséminer ne contiennent pas de gènes de résistance aux antibiotiques.
Il nous apparaît ainsi que l'autorisation a été en l'espèce délivrée sur la base d'une demande non conforme aux dispositions légales.
Nous demandons que l'autorisation accordée aux expérimentations OGM de Pully par l'OFEV soit rejetée, et que l'effet suspensif soit accordé à notre recours.
Julien Sansonnens
A mi-juin l'Office Fédéral de l'Environnement (OFEV) a reçu 27 oppositions en bonne et due forme contre son projet de dissémination de blé génétiquement modifié, en plein air et en plein Pully. II en a rejeté 15 pour ne garder qu'une douzaine d'opposants. Seules des oppositions à titre "égoïste" (sic) étaient recevables. Cela signifie que les 13 Conseillers Communaux Verts habitants dans le périmètre de 1 kilomètre qui ont déposé une opposition au nom de leur groupe et au nom de la santé publique en général sont parmi le retoqués ! Les Verts déplorent cette étroitesse qui prive des citoyens raisonnables et de bonne foi de faire usage de leur liberté et de leur sens des responsabilités. Pour créer du mécontentement, il serait difficile de faire mieux. La Confédération n'accepte-t-elle que les moutons, toutes couleurs confondues, prêts à bêler en choeur avec elle ?
Parmi les 12 retenus, 6 Pulliérans motivés et courageux viennent de déposer un recours commun contre l'autorisation donnée hâtivement le 3 septembre par l'OFEV permettre de semer le blé OGM au printemps 2008 et obtenir 3 récoltes avant l'automne 2010, date de la fin du moratoire! Il y a matière à recourir vu la précipitation avec laquelle ces essais en milieu ouvert auront lieu. Les étapes préliminaires, c'est-à-dire les expérimentations en milieu confiné, en serre et en laboratoire, ont été bâclées. D'ailleurs l'autorisation est assortie d'un grand nombre de précisions à fournir pour le 31 décembre 2007, mais qui auraient dû figurer dans la demande, avant l'autorisation.
Le groupe des recourants est appuyé par un avocat et soutenu par les grandes associations nationales de protection de l'environnement, des consommateurs et des paysans qui, eux, n'ont pas droit au chapitre. C'est le nouveau combat de David contre Goliath à la sauce du XXIe siècle.
A suivre.
Irène Gardiol
Au nom des Verts
Cher Maître,
J'ai bien reçu votre courrier du 12 courant et je vous en remercie. Vous nous demandez de bien vouloir vous communiquer nos réflexions sur les arguments soulevés par l'OFEV et l'EPFZ alors je vais essayer d'exprimer les quelques sentiments que m'inspire leur réponse à notre recours.
N'étant pas juriste, n'attendez pas de moi de formuler des réflexions valables du point de vue juridique mais comme je désire quand même articuler les quelques pensées que m'inspire cette affaire, je me lance à mon grand dam, conscient que je suis de tomber à côté de la plaque, fort de mes penchants déclamatoires et de mon manque manifeste d'éducation juridique.
D'abord, il m'a fallu passablement de temps et quelques relectures fastidieuses pour arriver au bout du papier que l'EPFZ et l'OFEV ont envoyé au TAF le 5 Décembre 2007 sans pour autant que cela m'éclaire d'avantage. Mais je suis quand même arrivé à la conclusion qu'il y a un monde entre eux et nous et j'ai compris que c'est pour cela que le recours à un avocat s'avère nécessaire. La sophistication est telle que nous les simples quidams ordinaires se débattant dans des circonstances de vie difficiles, nous sommes complètement largué(e)s ! Si plusieurs opposant(e)s ont renoncé à recourir, c'est bien parce qu'elles-ils ont été pris(es) de panique face à la puissance argumentative de nos maîtres et seigneurs, ces scientifiques qui croient que parce qu'ils sont plus intelligents que nous, se permettent de nous écraser de leur savoir. Face à cette logorrhée d'arguties, nos affirmations gratuites et petites déclarations personnelles n'ont certainement pas l'impact nécessaire pour pouvoir emporter la donne !
Je peux néanmoins et en toute bonne foi faire la constatation suivante - à aucun moment pouvons-nous nous opposer à la détermination du pouvoir de mener la recherche comme ils entendent, selon leurs optiques et arrière-pensées. Une fois posés les principes et les modalités de leurs recherches, nous n'avons aucun moyen de nous opposer légalement car tout a été conçu et légiféré pour que leur action soit légale et dans ce cadre prédéterminé, nos oppositions deviennent des entraves et nos volontés de fixer des limites seront ressenties comme des mesquineries et de l'insubordination. A un tel point que je crains qu'ils vont nous demander réparation pour le temps perdu et le gaspillage de l'argent du contribuable tenu en otage !
Je constate aussi que même si nos arguments sont dûment charpentés car ayant été étudiés par des partenaires compétents, ils trouveront toujours un contre-argument censé nous mettre dans les petits souliers que nous n'aurions jamais dû quitter. Il me semble qu'ils trouveront toujours une façon de détourner nos points de contestation pour retourner l'argument contre nous et nous faire passer pour d'autant de malfaisants dont l'unique but serait d'insulter leur noble corporation et de les accuser de mauvaises intentions et de toutes sortes de crimes. Selon leur réponse, toutes nos explications sont considérées comme contestées sauf celles qu'ils reconnaissent expressément. Mais comme je n'ai pas vu trace de cette reconnaissance, je présume qu'ils considèrent tout notre recours contestable et à rejeter et même que la possibilité d'une demande de réparation serait envisageable.
Même les citations que nous avons reproduites n'ont aucune grâce à leurs yeux car «...constituées de fragments isolés déformant voire faussant les prises de positions...» (sic). De plus, ils laissent entendre que nos citations sont inexactes et contraire au dossier, ce qui les permettent de rejeter l'entier de notre recours. Nous sommes arrivés à prouver que leur demande n'était pas suffisamment complète pour évaluer les risques potentiels liés à la dissémination expérimentale et ils s'en sortent en laissant entendre que nous n'avons fait cela que pour remettre fondamentalement en question leur évaluation et en nous assenant qu'ils «jouissent d'une marge d'appréciation considérable (sic) pour rendre une décision adaptée de cas en cas» (resic). Alors à quoi peut bien servir une loi si on peut l'interpréter avec autant de facilité et de convenience ? Il est pour moins bizarre qu'un automobiliste en effraction ne puisse pas jouir d'autant de marge pour se défendre lorsqu'il dépasse son heure de stationnement ! Ils essaient de justifier le soi-disant «manque» d'étude en laissant entendre que «le degré de précision (...) de la demande varie selon la nature et l'ampleur de la dissémination envisagée». Dès lors, il suffit à ces messieurs de proclamer que la plante en cause «ne comporte pas de risque fondamental pour l'homme et l'environnement...» sans à avoir à en apporter une preuve réelle pour que la dissémination en plein champ puisse se faire ! Ayant certainement fait des expériences sur les lignées parentales et avec un appel émouvant à l'histoire du blé, ils arrêtent que le blé transgénique programmé ne présente aucun danger pour l'homme et son environnement sans avoir à en apporter la preuve expérimentale. L'argument est spécieux et si nous laissons faire, ils pourront justifier tout et n'importe quoi en réinterprétant la loi selon leurs besoins, envies et nécessités (économiques !). Même lorsqu'ils admettent du bout des lèvres qu'un risque pourrait être possible, ils le minimisent en relevant que l'influence pathogène resterait «localisée sur ces plantes». Mais le plus gros est quand même de dire que ces preuves supplémentaires sont inutiles car la mise en plein champ «constitue en tant que tel une partie du but de la recherche» !
Mais pour moi le pire est que si on ne peut pas prouver un effet négatif immédiatement identifié, la dissémination doit avoir lieu car d'exiger des études plus poussées impliqueraient un gros investissement qui ne seraient pas proportionnel au vu des effets minimes et autres effets toxiques insignifiants sur le long terme qu'ils pourront toujours sublimer avec l'aide d'une loi qui à l'usage paraît très mal faite pour nous mais pourtant taillée sur mesure pour ces messieurs, grâce aux gesticulations d'un certain Jacques Neirynck, ancien conseiller national PDC et scientifique EPFL à la retraite.
Je suis conscient de l'extrême longueur de ma réponse et de son côté brouillon et déclamatoire, ce qui à l'art de vous énerver mais si mes affirmations puissent constituer une base pour un complément de réponse ou y apporter un autre point de vue, alors ces longues heures derrière le clavier n'auront pas été en vain. Mais, comme précisé ci-dessus, je ne suis pas juriste et le maniement du jargon juridique m'est aussi obscurs que le vernissage au tampon pour vous !!
Dans l'attente de vos remontrances sûrement justifiées, je reste votre humble serviteur...
Georges Tafelmacher
recourrant remonté
Cher Maître,
J’ai bien reçu vos derniers envois concernant les OGM à Pully et je vous en remercie. Vous nous demandez de vous faire part de nos réflexions éventuelles pour un mémoire-réponse au TAF et je vais essayer de vous les mettre par écrit.
D’abord, nous avons un grand problème car même si nous pouvons faire des commentaires, comme ceux-ci ne sont pas des arguments juridiques, ils n’ont aucune valeur face aux juges du TAF qui eux ne peuvent se prononcer que par rapport à des lois dûment votées. Ils ne peuvent juger que sur des bases légales qui sont malheureusement toutes non seulement favorables aux OGM mais en plus les promeuvent au nom de la recherche, du développement et du progrès purement technologique, économique et commerciale. La protection de la nature et de la population inscrite dans ces lois est plutôt un su-sucre pour faire admettre le principe OGM par cette population ressentie comme rétive, presque rétrograde. Ces lois oeuvrent soi-disant "pour son bien" mais en réalité, elles ne sont là que pour rendre "légales" les démarches actuelles en vue d’une conquête totale des esprits par l’impérialisme OGM. Nous avons eu les mêmes difficultés lors de nos résistances contre la prolifération nucléaire et l’industrie atomique pendant les années 1980 !
Mais problème il y a et il n’est pas seulement juridique. Normalement, les tests sur les matériaux nouveaux devraient être menés sur au moins 20 ans si nous voulons avoir des productions qui ne poseront pas de problèmes sur le long terme. Or, les scientifiques fondent leurs jugements après seulement 3 ans d’expériences qui ne prennent pas en compte l’entier des données. Par exemple, des expériences sont fait sur des rats adultes alors qu’il faudrait employer des bébé-rats. A noter que même dans ces conditions biaisées, ils ont du admettre que des rats adultes nourris avec du maïs OGM ont des foies noircis, ce qu’ils ont vite banalisé en décrétant que le changement n’était pas assez significatif, ni statistiquement valable.
Les OGM posent problème non seulement au niveau environnemental mais aussi éthique car ils sont liés au pouvoir des firmes industrielles internationales qui «ont demandé aux législateurs de vite mettre en route des lois sur le génie génétique pour qu’elles soient compatibles avec les intentions de ces firmes et ainsi court-circuiter les oppositions avant qu’elles se manifestent.» (Marcel Mazoyer). Les lois sont dès lors favorables aux OGM et l’opposition juridique devient par ce fait impossible ou casse-gueule, c’est selon. D’où les actions du type "José Bové" car légalement, il n’y a rien à faire d’autre !
Selon Mazoyer, la totalité des brevets pris sur les OGM concerne l’introduction de gènes qui rendraient les plantes résistantes à certain type d’herbicide ou qui amélioraient les rendements dans le seul but "d’industrialiser" l’agriculture et peu de tests ont été mené pour savoir quels effets auraient ces "améliorations" sur le long terme, soit 20 ans ! Au contraire, selon une lettre d’information OGM concoctée par le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants qui rassemble toutes les professions concernées par l'activité semencière) et publiée dans sa "Lettre trimestrielle d'information aux décideurs publics et relais d'opinion" : «ce bond en avant n’a pas été sans susciter bien des émotions, des admirations, des craintes, des incompréhensions et des hostilités. Ces dernières ont parfois conduit à ruiner les résultats de laborieuses recherches poursuivies dans des laboratoires publics, et même des travaux visant à l’estimation des risques comme nos concitoyens le souhaitaient. Tout chercheur, tout enseignant-chercheur, et tout étudiant (et peut-on espérer tout citoyen), est en droit d’attendre de la recherche qu’elle permette de progresser, d’évaluer, de savoir et d’expliquer. Et un regard sur les dernières décennies est de ce point de vue particulièrement révélateur du bilan oh combien positif des découvertes rendues possibles par le transfert de gènes.». Vous pouvez apprécier le ton pour le moins hautain et la partialité de cette déclamation présomptueuse...
Nous pouvons sans autre faire le constat que la recherche est menée surtout dans le sens d’une industrialisation de la nature et les seules "améliorations" sont celles procurant un meilleur rendement aux plantes, une facilité de mise-en-oeuvre (= moins de main d’oeuvre, ou du moins de la main d’oeuvre précaire comme en Espagne où le recours aux OGM est massif !), une conquête des marchés et des longes conservations aux produits.
De plus, le plus inquiétant, c’est cette croyance folle que les OGM résoudront la faim dans le monde, sauveront la vie des exploitants agricoles car moins soumise aux pesticides et permettrait la survie de l’humanité !
Puis-je vous conseiller, même si votre temps est très compté, d’écouter sur le site de la Radio Suisse-Romande, l’émission "Histoire Vivante" de la semaine passée sur les OGM, cela serait très instructif car elle présente bien les problèmes que soulèvent ces OGM et la philosophie de base derrière ces manipulations pas si innocentes que cela. Après cette écoute, nous ne pouvons plus "faire confiance" aux rechercheurs, ils sont trop impliqués dans cette affaire et ne défendent que leurs près carrés et, évidemment, leurs intérêts bien compris. Sans parler du prestige qu’ils y en tirent. Il y a aussi le problème que beaucoup de ces recherches sont menées par des femmes qui trouvent là un nouveau pouvoir et une façon unique de poser leurs autorités retrouvées. Ce problématique devrait intéresser notre amie et professeure Patricia Roux à l'UNIL...
Je ne sais pas si vous pourrez utiliser ces commentaires tel quel mais j’espère que vous pourrez au moins leur donner le contour juridique nécessaire pour que l’opinion du quidam soit entendue !!
Merci de vos efforts et recevez donc nos amitiés
Georges Tafelmacher
opposant acharné
Concerne : les Dupliques de l'EPFZ et du OFEV du 07 avril 2008
Voici en quelques mots, mes sentiments concernant les dupliques susmentionnées :
Concernant la duplique de l'EPFZ, ils veulent nous faire croire qu'on peut être à la fois juge et partie : juge du bien-fondé de la recherche sur les OGM et partie prenante des recherches les concernant. Du coup, ces dupliques ne seraient qu'une honteuse propagande pro-OGM !
Pour les requérants, "l'action populaire" a, semble-t-il, une connotation très péjorative et ils nous accusent presque de mener une politique populaire contre leurs recherches. Pourtant leurs recherches ne sont pas purement fondamentales car elles sont orientées par l'industrie qui réclame du blé industriel résistant à l'oïdium, maladie mortelle et bête noir pour la culture intensive qui peut détruire un champs monoculture en une seule nuit. Ces mêmes gens s'offusquent de nos démarches et voient dans celles-ci un manichéisme qu'ils s'empressent de dénoncer alors qu'ils ne voient pas le manichéisme de leurs propos et l'unilatéralité de leurs positions.
Normalement, les tests sur les matériaux nouveaux devraient être menés sur au moins 20 ans si nous voulons avoir des productions qui ne poseront pas de problèmes sur le long terme. Or, les scientifiques fondent leurs jugements sur des expériences à très court terme qui ne prennent pas en compte l’entier des données. Par exemple, des expériences sont fait sur des rats adultes alors qu’il faudrait employer des bébé-rats. A noter que même dans ces conditions biaisées, ils ont du admettre que des rats adultes nourris avec du maïs OGM ont des foies noircis, ce qu’ils ont vite banalisé en décrétant que le changement n’était pas assez significatif, ni statistiquement valable. Mais pour moi le pire est que si on ne peut pas prouver un effet négatif immédiatement identifié, la dissémination doit avoir lieu car exiger des études plus poussées impliqueraient un gros investissement qui ne seraient pas proportionnel au vue des effets minimes et autres effets toxiques insignifiants sur le long terme qu’ils pourront toujours sublimer avec l’aide d’une loi qui a l’usage paraît très mal faite pour nous mais pourtant taillée sur mesure pour ces messieurs.
Nous savons à présent, après plus de 40 ans, que les pratiques liées à l'intensification de l'agriculture sont des impasses écologiques. Force est de constater le désastre induit par l'agriculture dans son ère industrielle et ses conséquences sur les êtres vivants. Mais plutôt que d'admettre que c'est la fuite en avant technologique, dont les OGM sont la dernière manne financière qui est le problème, l'EPFZ le présente comme la solution. Selon le bon Dr. le professeur Wilhelm Gruissem, «la solution à ces nouveaux [sic] problèmes passe forcément - en partie au moins - par les OGM», d'où un parti pris abominable, surtout lorsque cette même instance nous accuse d'être les instigateurs d'une forme "d'action populaire" !
Sans vouloir tomber dans la paranoïa primaire, après une lecture "entre-les-lignes" de la duplique, je vois poindre une menace. En effet, il me semble qu'ils cherchent à préparer le terrain pour nous faire payer le prix de notre opposition et de notre recours qui a fait considérablement retarder leurs expériences. Y a-t-il moyen de "prévenir" ce risque ou suis-je trop inquiet ?
Georges Tafelmacher, Pully

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