Société

peur !

L A   P E U R


DOSSIER   •   La Peur – moyen de contrôle social !


La peur, l'insécurité, la délation, la dégradation de la situation économique, l'évolution (négative la plupart du temps) des mœurs et la démission d'une partie des parents, l'augmentation du nombre des délits et des incivilités sont les traits marquants de notre époque.

Partout, et plus particulièrement dans les villes, règnent la peur et un sentiment d'insécurité. Parfois, il est justifié, d'autre fois il est complètement disproportionné. Par exemple, une enquête de la Police neuchâteloise a montré que le sentiment d'insécurité était le plus marqué à la Brévine, commune qui compte le moins de délits !
Pour faire face à la situation, les autorités multiplient les caméras de surveillance, les agence privées foisonnent (il y a plus d'agents privés que de policiers) et les armuriers vendent leurs produits comme des petits pains. Il y a quelques années, on découvrait que des millions de personnes habitant en Suisse avaient été fichées.
Qu'y a-t-il derrière cette peur ?

Sommaire :

- La Peur - dans tous ses états !
- Dérives - de la peur
- Un climat de peur - entretenu par un procureur !
- Une dérive - autoritaire en marche !
- La Peur - Mes peurs...!
- Liens divers


L'insécurité et la délation ont pour origine la peur !

L'essorForum de «L'essor» - été 2013

«J'AI PEUR, DONC JE SUIS...»

La peur a toujours été une très mauvaise conseillère d'autant plus qu'elle contribue à créer le sentiment d'insécurité qui pousse à la délation, au réflexe de repli sur soi, au jugement sommaire d'autrui et donc à la dégradation de l'économie et au délitement social qui, à leur tour, produisent encore plus de peur et donc d'insécurité. C'est la définition même du cercle vicieux qui pousse le serpent à se mordre la queue et les autorités à s'auto-justifier.

La dégradation de la situation économique accentue cette peur et celle-ci empêche une juste appréciation des causes qui ont amené à ce que le travail disparaissait en dépit des efforts faits pour le conserver. Cette peur influence notre perception des mœurs et fait que son évolution devient négative (la plupart du temps), poussant la partie la plus faible des parents à la démission, beaucoup de travailleurs à la révolte et encore d'autres à l'apathie, ce qui produit encore plus d'insécurité et donc de peur. En réaction, cette peur contribue à augmenter le nombre des délits et des incivilités et ceci malgré la multiplication des caméras de surveillance, le foisonnement des agences privées, l'augmentation du nombre des policiers et des armes vendues par les armuriers, ce qui, au lieu de produire de la sécurité, inspire encore plus d'insécurité car cela confirme d'une manière particulièrement visible, la nature "dangereuse" de notre société.

Lorsque la peur règne, le sentiment d'insécurité est exacerbé et plus particulièrement dans les villes où malgré les efforts des autorités pour faire face à la situation en mettant plus de policiers dans la rue, en construisant des nouvelles places en prison(1), en durcissant le code pénal, en fichant des millions de personnes habitant en Suisse, il en est à son paroxysme et devient complètement disproportionné. En effet, par ces efforts orientés, une multitude de comportements est criminalisée, où le petit tagueur, le sans-papier qui travaille pour vivre, l'automobiliste distrait, le jeune qui commet une "incivilité" en criant son malaise, deviennent des criminels et, en récidivant, pourraient même devoir faire de la prison.

Paradoxalement, au lieu d'améliorer la sécurité comme on veut nous le faire croire, maintenant que les prisons sont pleines au point que les gardiens s'en inquiètent, le sentiment d'insécurité augmente car à la peur du délinquant, s'ajoute la peur de sa révolte. Contrairement à ces théories répressives communément diffusées par des magistrats se disant pourtant "libéraux" et se réclamant de "l'humanisme", la population n'est pas pour autant apaisée car il subsiste en elle cette peur profonde qui ne peut se dissiper qu'à travers un travail sur soi et une compréhension holistique des sources de ses peurs, travail personnel à mille lieux des effets d'annonce présentés comme tant de "solutions" à l'insécurité par ceux-là même qui pensent pouvoir la faire disparaître à force d'incantations populistes(1) !

peurs !De tout temps, pour maintenir les gens dans un état de complaisance et de soumission, les autorités ont utilisé et abusé de la peur et en créant de toute pièce le sentiment d'insécurité, elles font que ce soit la population elle-même qui réclame des mesures censées endiguer les dérives ressenties comme criminalistiques d'une forte partie des gens affaiblis et néanmoins excédés par les licenciements, les mises en chômage, les discriminations et les mises au pilori. Sous le fallacieux prétexte de répondre «aux besoins de la population» et donner l'impression d'agir, les autorités profitent de cette dégradation sociale pour durcir les lois, pour policer la société et pour créer un état policier en renforçant l'arsenal de répression dans l'espoir de soumettre les gens à leur volonté.

La peur et l'insécurité sont un couple infernal dont les conséquences sont la criminalisation de toute une série de gens qui normalement auraient dû s'en sortir avec quelques conseils et aides bien placés mais qui, dans le contexte actuel, se retrouvent dans de très sales draps parce qu'ils sont investis de toutes les craintes, peurs, angoisses que finit de porter la population convaincue que la situation se dégrade et qu'il «faut faire quelque chose» même si cela aggrave les choses, même si cela renforce le pouvoir dominant, même si cela ne résout aucun des problèmes de société qui font si peur !

Avant de vouloir «faire quelque chose», une analyse approfondie de ce conditionnement social est nécessaire, car si nous voulons résoudre ce problématique, nous devons d'abord comprendre pourquoi nous en sommes là, ce qui produit cette situation économique tendue, ce qui délite la cohésion sociale, ce qui dégrade les mœurs et la joie de vivre, ce qui fait les incivilités et l'insécurité, ce qui pousse les gens à la démission et la résignation, bref, nous devons comprendre ce qui fait que nous ayons si peur et ensuite, forts de cette connaissance, voir comment les autorités profitent de la détérioration de la société pour mettre sur pied une société de contrôle(2) visant la soumission de la population à leurs principes idéologiques et à leurs visions de la société.

On a même l'impression que, d'une manière ou d'une autre, cette insécurité arrange le pouvoir qui en profite pour s'arroger encore plus de pouvoir et c'est peut-être là une des clés pour s'en sortir, soit que la lutte contre l'insécurité passera non pas par la prison ou les rafles policières ou des lois durcies ou la peur du gendarme, mais par une prise de conscience du corps social de sa propre compromission dans la montée de l'insécurité et par une lutte sans merci contre l'instrumentalisation de la peur qui produit l'insécurité, le délitement social, la dégradation de l'économie, les démissions en tout genre et tous ces autres problèmes de société qui font si peur à nos dirigeants.

Georges Tafelmacher, Pully

1 La prison : Le Courrier du samedi 11 mai 2013
2 La société de contrôle : rapport sur la sécurité intérieure du Conseil fédéral

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LES DÉRIVES DE LA PEUR

et de son instrumentalisation pour le contrôle social

Publié dans "Unite-Libertaire" (fr) - tract anti-peur distibué à la manif de samedi 6 octobre 2001 par des camarades parisiens

peurs !

Peur du terrorisme
Peur des explosions chimiques ou nucléaires
Peur de la guerre
Peur des licenciements
Peur de la vache folle
Peur d'une catastrophe écologique
Peur des étrangers

Après l'horreur massive des Twin Towers, voici le spectre de représailles en Afghanistan par la première armée du monde, la deuxième invasion de l'Irak et la perpétuation de la guerre contre le terrorisme. On sait très bien la forme que le shérif Bush et son staff leur a donné, car connaissant le peu de délicatesse dont l'US Army fait montre à l'ordinaire dans ses opérations de gendarmerie internationale, elles conduiront à plonger les populations locales dans l'extrême détresse, provoquant directement ou indirectement leur mort. Aux milliers de malheureuses personnes civiles tuées au World Trade Center et à Washington risquent donc de s'ajouter des foules de nouvelles victimes pas plus responsables de ce qui leur arrive ­ou leur est advenu que les autres, à New York, à Pristina, ou à Bagdad. La barbarie suit la barbarie.

QUI SONT LES RESPONSABLES ?

Pour les carnages du 11 septembre, on montre du doigt le gang d'Oussama Ben Laden. C'est très plausible que lui sinon quelque autre bande terroriste islamiste, chiite ou sunnite, ait pu faire le coup. Les chefs de ces mouvements ne méritent que notre mépris. Ils se donnent les airs de gourous mystiques, de fous de dieu. Sont-ils vraiment cela? Ne jouent-ils pas plutôt les tartufes pour mieux satisfaire des appétits personnels de pouvoir? Il n'y a rien d'impossible à l'imaginer mais, même s'ils étaient des croyants sincères, n'oublions pas que les gens d'église, de synagogue ou de mosquée d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent encore qu'ils peuvent être les plus sanglants serviteurs du dieu État, islamique ou autre. Rappelons-nous les Khomeinis en Iran, les rabbins extrémistes en Israël, les prêtres génocidaires du Rwanda...
En vérité ces criminels, ­c'est le nom qu'ils méritent, prennent en otages toute une partie des populations du monde, musulmanes en l'occurrence, qui sont laissées sur la touche de la civilisation industrielle et technologique du capitalisme. De ces gens qui crèvent de faim, de misère, de guerres locales, sans perspective d'avenir, impuissants, des aventuriers en peau de mollah n'ont aucun mal à exploiter les sentiments d'injustice et de révolte. À Kaboul, à Jérusalem, au Soudan, en Égypte, Ben Laden et ses homologues fanatisent des désespérés avant de les muer en bombes humaines pour des entreprises d'autant plus suicidaires et assassines qu'elles n'ouvrent aucun futur sinon aux gangs dits islamistes qui les prêchent. Ça, c'est un premier niveau de responsabilité mais pas le plus élevé.

LE PREMIER COMMANDITAIRE, C'EST LE CAPITALISME MONDIAL

Le principal responsable, le commanditaire objectif des morts de New York et de Washington ou de celles qui se sont produites le même jour en Palestine­, c'est le système capitaliste mondial. Ce qui fournit au terrorisme islamiste son terreau de développement, c'est à la base l'incapacité du mode de production capitaliste de gérer, autrement que de façon désastreuse, les ressources humaines, naturelles et techniques de la planète. Le développement de l'islamisme depuis au moins vingt ans est une des illustrations de l'inaptitude du capitalisme mondial à approfondir l'intégration économique et idéologique de vastes régions. Depuis la crise économique des années 1980, on a même vu une régression dans la voie de cette intégration dans une grande partie du globe. Et c'est là que, telle une bombe, explose tout le cynisme contenu dans la guerre sainte antiterroriste américaine, suivi de ses acolytes du monde entier, qu'ils entreprennent aujourd'hui au nom de la justice, la liberté et les valeurs progressistes de l'Occident.

IMMONDES HYPOCRITES

Les terroristes auxquels tous ces croisés donnent maintenant la chasse, ce sont eux, les États-Unis en tête, qui, hier, les ont suscités, façonnés, formés et armés. Oussama ben Laden, au temps de la guerre entre l'armée Rouge et les résistants afghans, et même après, dans la lutte entre taliban et Massoud, ce sont les États-Unis qui s'en sont servis et l'ont protégé. Eux qui, après avoir fourni des armes high-tech aux taliban sanguinaires, ont fermé les yeux sur le régime de terreur obscurantiste que ceux-ci exerçaient de Kaboul sur les populations. L'oncle Sam et ses alliés, occidentaux ou arabes, ce sont eux qui, en 1990, diabolisaient déjà Saddam Hussein après l'avoir doté de toute la puissance de feu souhaitable dans sa guerre contre l'Iran khomeiniste, le premier fléau à l'époque, lorsque le tyran de Bagdad passait encore, en Occident, pour un interlocuteur certes en déficit de démocratie mais somme toute laïque et même un peu socialiste (car chef d'un parti baas). Non, nous n'avons aucune leçon de morale à recevoir de ces menteurs criminels.
Ils veulent, disent-ils éradiquer le terrorisme dans le monde. Mais le terrorisme, de tout temps et surtout dans le capitalisme, est un instrument constant de la politique intérieure et extérieure des États. Pour le besoin d'édicter des lois scélérates contre les agitateurs sociaux ­ c'est comme ça qu'ils parlent, les dirigeants capitalistes encouragent ou même fabriquent de toutes pièces des attentats terroristes. Il a été par exemple établi qu'en 1969, les services de sûreté italiens ont tiré les ficelles de l'attentat sanglant de la piazza Fontana, à Rome, ensuite mis sur le dos des anarchistes.
À propos du World Trade Center, on nous a tracé un parallèle avec Pearl Harbor. Là-dessus, précisément, plusieurs auteurs ont formé l'hypothèse que le Pentagone était parfaitement au courant du projet de bombardement de cette base navale américaine par l'armée impériale du Japon mais qu'il l'a laissé se réaliser parce que la Maison-Blanche avait besoin d'un choc psychologique afin de forcer l'adhésion de la population des États-Unis à la deuxième guerre mondiale. Ce n'est qu'une hypothèse, et non une preuve, mais elle est tellement dans la logique des choses d'État. Pareil avec la fumeuse affaire, en 1964, des torpilleurs américains qu'on a prétendu avoir été attaqués par les forces du général vietcong Giap: c'est de cela que le président US Lyndon Johnson a tiré l'argument pour l'intervention des GI en Indochine.
Tous les États capitalistes sont en réalité les vrais terroristes. Quand le terrorisme est le fait d'États subalternes ou de mouvements qui aspirent à la puissance étatique (voir l'IRA, l'ETA, les mafias nationalistes corses, on en passe), il est stigmatisé par les grands États, qui condamnent l'usage artisanal que ces sous-fifres font de l'arme de la terreur. Quoi? Les attentats ignobles contre les tours jumelles du bas Manhattan? Odieux, bien sûr, mais plus terroristes que les bombes atomiques sur les villes non pas militaires mais civiles d'Hiroshima et de Nagasaki? Que les bombes au phosphore lancées par la RAF britannique sur Dresde en 1945? Que les camps d'extermination de Hitler? Les goulags de Staline? Les villages paysans napalmisés au Vietnam par l'US Air Force? La France socialo-libérale (ou l'inverse), n'était-elle pas terroriste, quand elle a fourni à quelques dictateurs africains les baquets pour recueillir le sang des génocides au Rwanda, au Zaïre et même des armes...?

LA VÉRITÉ DE LEURS MENSONGES

Claude GuillonÀ quoi, dans nos belles contrées civilisées, va servir la guerre contre le terrorisme? À adopter des mesures pour empêcher l'infiltration de terroristes étrangers sur nos sols? Oui, un peu, sans doute, mais surtout pour renforcer l'arsenal des dispositifs policiers intérieurs déjà hypertrophiés. Et dans quelle visée? Circonvenir les agents islamistes? Peut-être, mais avant tout pour maîtriser les expressions sociales de la rébellion contre l'ordre bourgeois établi. Plusieurs pousse-au-crime, comme Berlusconi à propos des anti-mondialistes, ne répandent-ils pas déjà l'idée que certaines formes de critique radicale au capitalisme peuvent s'assimiler à du terrorisme? Voilà comment ils exploitent sans vergogne les victimes des Twin Towers. L'une des manifestations les plus immédiates de l'association des dirigeants européens à la croisade de américaine a été la volonté de fortifier le fameux espace juridico-fliquesque européen. Il n'y aurait que des motifs moraux et justiciers dans l'expédition militaire en Afghanistan et en Irak ?
Allons donc! Bien d'autres mobiles, et plus importants, existent.
Au moins de trois ordres :

­

Cependant, au-delà de ce consensus momentané, les puissances européennes, le Japon, la Chine, l'Inde, etc, saisissent toutes les occasions pour jouer leur propre carte diplomatique ou économique et tenter de minimiser sinon contester la suprématie mondiale des États-Unis. En ce sens, de nouveaux conflits surgiront inévitablement.

NOUS SOMMES TOUS LES OTAGES DU CAPITALISME

Ben Laden et ses semblables prennent en otage les populations de ce qu'on appelait naguère le tiers-monde. C'est vrai. Mais ce n'est pas seulement là qu'existe une inégalité, moins criante quoique réelle, dans le partage des fruits de la production du travail humain. Les défavorisés des prétendus eldorados capitalistes sont également des prisonniers de la machine capitaliste. Eux qui ont eu à peine le temps de ramasser quelques épluchures de la courte période précédente de croissance économique ne se voient-ils pas déjà promettre les affres de la nouvelle récession? Et voilà encore un autre fier usage capitaliste des attentats de New York et Washington! Les avions-kamikazes viennent à point nommé pour endosser la responsabilité d'un recul économique qui serait de toute façon arrivé. Grâce aux Boeing crasheurs, il faudrait que les prolétaires, aux États-Unis ou ailleurs, acceptent d'être licenciés sèchement, jetés à la rue; tolèrent d'aller grossir les cohortes de marginalisés, comme marque de dévotion au dieu Capital, comme signe de patriotisme économique. Il nous faudrait consentir à jouer notre vie pour faire jubiler la Bourse. Répugnant !

LE CAPITALISME, UN MONDE DE PEUR GÉNÉRALISÉE

Quoi? La lutte du monde occidental contre l'Orient? Le combat du bien progressiste contre le mal rétrograde? Que nous raconte-t-on qu'on devrait gober comme des imbéciles que nous ne sommes pas? Ici, la peste, là, le choléra, il n'y a aucun choix à faire entre ces plaies. Le monde est comme un tout capitaliste et, comme un tout, il est invivable. Là même où l'on ne meurt plus tout à fait de faim, où la misère s'enveloppe dans quelques dorures, travailleurs exploités sur la corde raide de l'emploi ou chômeurs, on crève de peur. Paradoxe angoissant, nous vivons au milieu d'un immense rassemblement de moyens technologiques, d'un entassement de biens d'équipement sophistiqués, et, alors même que nous profitons très peu des prodigieuses richesses produites par notre travail, nous avons la frousse de l'intoxication par des nourritures frelatées, la trouille des manipulations génétiques, de la vache folle, du sida et d'autres épidémies ainsi que de mille autres opérations dictées par la course au fric effrénée du capitalisme.
boume !Illusoirement protégés par la technique, nous sommes les cobayes des prétendus accidents qu'étaient, hier, Seveso, Bhopal ou Tchernobyl et, aujourd'hui, Toulouse, en attente de catastrophes encore plus terribles. Le capitalisme démontre une puissance de développement incroyable mais il ne maîtrise en rien les forces qu'il engendre. Sa fuite en avant, frénétique autant qu'aveugle, nous condamne à tous les dérapages. Nous survivons avec la crainte de plus en plus palpable que les effets de son emballement archaïque ne nous retombent sur la tête avec la précision chirurgicale d'un avion de ligne intérieure s'écrasant sur un gratte-ciel.
La sécurité des populations innocentes, le discours étatique n'a pas de mot plus pressant à nous dire et répéter aujourd'hui. Mais il n'y a aucune sécurité dans le capitalisme. Il n'est qu'un vaste régime d'insécurité sociale. Voilà la plus certaine mondialisation que l'on peut espérer du capitalisme. L'humanité est aujourd'hui au pied du mur, car son développement harmonieux exige un bouleversement radical de l'ordre social, la prise en main des moyens de production par les producteurs eux-mêmes pour la satisfaction des besoins humains et non plus pour le profit. Ce chamboulement, c'est l'instauration d'un monde sans frontières, sans État, sans classes, sans exploitation, sans argent. Nous l'appelons communisme en sachant qu'il n'a jamais existé, et même si ce mot a été sali, dénaturé, par les monstrueuses contrefaçons staliniennes.
C'est une révolution et, comme telle, elle ne dépend pas que de la volonté individuelle mais de l'action d'une force sociale engendrée contre le capitalisme et représentant son exact contraire. Cette force sociale qui concentre sur elle toutes les formes de misère et d'oppression du système, qui n'a rien à perdre réellement, est de plus une force mondiale, non pas ethnique, ni nationale, ni confessionnelle (musulmane, juive, chrétienne ou bouddhiste). Elle peut être un tout, par delà les pays et les spécificités locales, par les mêmes façons de gagner le pain quotidien, par d'identiques modes de lutte contre l'exploitation. C'est la multitude des prolétaires, la seule classe capable d'absorber en elle toutes les revendications sociales, politiques et culturelles des autres catégories de populations exploitées, des États-Unis à l'Afghanistan. De les unifier en un seul mouvement général anticapitaliste.
Cette force a déjà montré dans le passé, dans la Commune parisienne de 1871, en Russie de 1917, en Espagne de juillet 1936, en 1968 en France, en Pologne de 1980 et même dans les grèves des ouvriers pétroliers de l'Iran khomeiniste, en 1979..., qu'elle était potentiellement capable d'abattre ou ébranler l'État bourgeois. Elle en est toujours capable.

Prolétaires du monde entier, c'est sur nous seuls que repose l'avenir de l'humanité avec tous les miséreux et autres victimes du capitalisme qu'elle englobe. Nous ne remplirons vraiment cette tâche émancipatrice qu'en nous identifiant clairement comme classe :

Nous avons des doutes sur les boniments qu'on nous balance pour justifier la dite croisade anti-terroriste. Ne ruminons pas ces réflexions solitairement. Discutons-en, à deux, à cinq, à vingt, avec les copains du boulot ou des lieux sociaux que traverse votre vie quotidienne. Discutons. À l'occasion de ce texte ou d'autres de même esprit.

Des internationalistes ont dit: «La guerre, c'est la paix sociale !» [et inversement]
«La guerre est engagée par chaque groupe dirigeant contre ses propres sujets, et l'objet de la guerre n'est pas de faire ou d'empêcher des conquêtes de territoires, mais de maintenir intacte la structure de la société.» "1984", George Orwell

Après la guerre dite «du Golfe», en 1991, la prétendue «guerre humanitaire», au Kosovo et en Yougoslavie, en 1999 – dont la propagande d'État fit approuver la légitimité même par des «anarchistes» –, voici la troisième guerre mondiale de la décennie. Bush et ses homologues européens l'ont annoncé, c'est une guerre différente. Elle a pour théâtre le monde entier, pour cibles tous les adversaires du capitalisme. Elle sera sans fin. C'est un état de guerre permanent qui est décrété aujourd'hui. Du coup, les maîtres du monde peuvent renoncer aux précautions de langage. Oui, dit Bush, nous tuerons, et nous mentirons sur nos crimes. Sans doute l'ont-ils toujours fait, mais le prétexte des victimes de New-York leur permet d'assumer cette vérité du monde unidimensionnel, qu'Orwell énonçait dans "1984": «la guerre est l'état normal de la paix sociale. La guerre, c'est la paix.» !
Bush recommande aux Américains de prier, et d'adorer l'Économie. Applaudi par le patronat, les dirigeants français reprennent la balle au bond: «Lutter contre le terrorisme ce n'est pas seulement l'affaire des juges, des policiers, des services secrets, des États. Il y a aussi une réponse que peuvent donner les chefs d'entreprise, les investisseurs et les consommateurs. Faisons preuve, tous ensemble, de patriotisme économique.». [Le Monde, 28 sept. 2001]

Huit jours après les attentats du World Trade Center, la Commission des communautés européennes publie une proposition «relative à la lutte contre le terrorisme». En résumé, il s'agit de traiter comme terroristes, et donc selon les dispositions judiciaires anti-terroristes d'exception (davantage de garde à vue, moins d'avocats), toute espèce d'activité contestataire: «La décision-cadre prévoit que lorsque [les infractions] sont commises intentionnellement par un individu ou un groupe contre un ou plusieurs pays, leurs institutions, en vue de les menacer et de porter gravement atteinte aux structures politiques, économiques ou sociales de ces pays ou de les détruire, elles doivent être considérées comme des infractions terroristes. Il s'agit notamment du meurtre, des dommages corporels, de l'enlèvement, de la prise d'otages, de l'intimidation, du chantage, du vol simple ou qualifié; de la fabrication, la possession, l'acquisition, le transport ou la fourniture d'armes ou d'explosifs; de la capture illicite d'installations publiques, de moyens de transport publics, d'infrastructures, de lieux publics et de biens (publics ou privés) ou des dommages qui leur sont causés. Cela pourrait couvrir des actes de violence urbaine, par exemple.», par exemple !

peur du gendarme !Alors les gogos d'Attac! Heureux? Vous demandiez plus de flics, plus de juges, plus de lois répressives pour "moraliser" le système capitaliste. Vous allez les avoir: aux fesses! À moins que vous ne mettiez en avant vos états de service policiers. Voyez Passet, qui se vante sur France-Culture d'avoir, à Gênes, négocié avec les responsables policiers la modification du trajet d'une manifestation, pour mieux faire coincer les militants radicaux. Il est toujours membre de votre «conseil scientifique», non ?

La première mesure de l'état de guerre, c'est une autre proposition de la Commission, sera la création d'un mandat d'arrêt européen, applicable sans recours dans le pays destinataire. Un juge de Gênes pourra faire arrêter un manifestant parisien ou barcelonais, soupçonné de violence (terroriste) à agent. Un magistrat espagnol ou irlandais pourra faire traîner devant lui un écrivain français coupable d'insulte (terroriste) à la religion, d'injure (terroriste) à chef d'État, etc. Peu importent les législations locales: Nul n'est censé ignorer la guerre !
Telle est la nouvelle règle européenne. Un crétin (ou pire ?) a récemment été condamné à Lure (Haute-Saône-France) à un an de prison ferme pour avoir crié «Vive Ben Laden !». Nul n'est censé ignorer Ubu! Nul ne peut mesurer à l'avance la criminelle connerie des magistrats! Nul ne sait combien peut «coûter» aujourd'hui cette exploitation politique de la peur !

Pour un monde sans argent ni frontières: ni mollahs ni marchands, ni maîtres ni ministres !
À bas l'économie, Dieu et les patries !
Nous sommes tous-toutes du Black Block !

Claude Guillon
Cercle de discussion de Paris MBE/38
Paris, le 4 octobre 2001

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un climat de peur

interview d'un procureur général

Vous passez parfois pour un homme dur. Est-ce vrai ?

peur du gendarme !«Pas du tout, je ne pense pas que l'adjectif convienne. J'essaie d'être rigoureux, ce qui peut me valoir cette image de Père Fouettard. La justice pénale est comme la police, il faut qu'elle fasse peur, sinon elle ne sert à rien. C'est l'effet de prévention générale qui veut que les gens, parce qu'ils ont peur d'être punis, s'abstiennent de commettre des infractions. Si la menace de la sanction disparaît, le rôle principal de la justice pénale disparaît lui aussi.»

De ceci, nous pouvons déduire deux conclusions :
1° - Terreur = peurs et menaces qui paralysent et qui remplient d'effroi et de frayeur
2° - Terrorisme = ensemble des actes commis par une organisation ou un gouvernement pour crée un climat de peur.

Et que donc, la peur nourrit le terrorisme et le terrorisme nourrit la peur, provocant la soumission des gens aux autorités par leurs peurs et les peurs qu'elles inspirent !

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La police doit faire peur !

Autre opinion proférée par JACQUES-ANDRÉ HAURY de LAUSANNEHaury

La police doit renforcer sa présence le soir à Lausanne pour lutter contre la violence et les tags !
La police doit faire peur !
Peut-être est-il temps de tourner la page aux niaiseries de la police de "proximité", qui se veut rassurante. Mais la police seule ne pourra rien faire si, derrière elle, la chaîne pénale est débordée.

C'est l'exemple même de la croyance selon laquelle la Police doit agir par la peur !

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Encore un effort et ce sera le règne de la peur !

réponse de GPT

Il est patent de noter que de nos jours à chaque "problème de société" (violence dans les préaux, montée de la violence chez les jeunes, violence routière, etc.), cette société cherche la solution par un retour aux "bonnes vieilles méthodes", par un retour à l'ordre où on redresserait les auteurs désignés de "fauteurs" par la loi, les répressions juridiques et carcérales, la police renforcée, l'autorité incontestée, la fustigation morale des problèmes psychiques et par l'imposition de comportements socialement acceptables par la fixation de limites, l'enfermement, les notes et le port de l'uniforme à l'école, la politique du gros bâton, la crainte de l'autorité et la peur du gendarme.
C'est ce que Jean-François Revel a pu dénoncer dans son livre «La tentation totalitaire» écrit il y a 30 ans où il prédisait exactement ce qui est en train de passer de nos jours !

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Une dérive autoritaire en marche

ou comment la peur ordonne tout !

texte écrit pour le journal "solidaritéS"

Régulièrement, le Département fédéral de justice et police publie un «Rapport sur la sécurité intérieure». Ce document très indigeste est le reflet inquiétant de l'état d'esprit qui domine les conceptions maniaco-bourgeoises de la sécurité, fondées sur la recherche incessante d'ennemis potentiels et l'instrumentalisation de la peur. Mais il conditionne aussi l'attitude des bureaucrates et des élu-e-s, qui vont ainsi pouvoir donner libre cours à leur imagination pour statuer et légiférer contre des dangers qu'ils ont largement contribué à susciter par leurs visions paranoïaques de la société et les peurs que cela suscitent.

Il est longuement question de menaces fictives, mais rien n'est dit des véritables risques qui mettent en péril notre sécurité, liés à la globalisation de l'économie, transformée en une formidable machine à faire du fric et à exploiter les masses ouvrières en se débarrassant des quelques garde-fous qui garantissaient certaines formes de solidarité et d'entraide. Pourtant, le principal danger réel qui nous menace aujourd'hui, c'est la toute-puissance des détenteurs de capitaux et le système impérialiste mercantile de compétition acharnée qu'elle sous-tend. Ils sont régis par la loi absolue du plus fort et du plus performant, dont la valeur suprême est la création de richesses dans le seul intérêt des plus riches !

Un écran de fumée

Ce rapport n'est qu'un amalgame pour faire passer ceux et celles qui refusent ce désordre du monde pour des assassins et des poseurs de bombes, et donc de se donner une raison «objective» de nous surveiller. Nos paranoïaques patentés persistent à voir dans le gauchisme et l'islamisme «Les Dangers Absolus» car, comme cela, les autres périls – réchauffement climatique, pollution, raréfaction des matières premières, étouffement des villes par la voiture, OGM, augmentation des inégalités, spéculation immobilière, privilèges de classe, etc. – apparaissent comme mineurs, sans conséquences, voire techniquement maîtrisables. En fixant l'attention sur des dangers présentés comme prioritaires, on occulte les vrais problèmes. C'est peut-être là aussi un des buts de ce rapport, l'autre étant de faire naître la peur chez les gens !

L'extrême droite est perçue comme moins dangereuse que l'extrême gauche, car la seconde met directement en cause la nature même du pouvoir, ce que la première ne fait pas, qui s'accommode bien du système, surtout de son armée, de ses armes, de son culte de la nation, de ses drapeaux et de sa fascination pour une société en rangs serrés et uniformisés. Même lorsqu'il traite de l'extrémisme de droite, ce rapport parle surtout des «violences» de la gauche, d'où l'impression renforcée que l'insécurité actuelle est surtout causée par l'extrême gauche. Il fait planer le doute sur la probité des militant-e-s politiques de gauche et met en question la validité de leurs combats et sa signification politique. Les gauchistes sont toujours associés aux attentats, à l'anarchie et à la contestation de tout ordre social. Comme nous avons pu le constater lors du G8 à Evian, en 2003, tout est fait pour criminaliser les mouvements de lutte contre l'impérialisme, contre la mainmise des industriels sur nos vies quotidiennes, contre la transformation de la société en un vaste supermarché, contre la marchandisation du monde...

Lire entre les lignes

fiches !Ce n'est pas la pertinence des faits relevés qui fait l'intérêt de ce rapport, mais les intentions qui se cachent entre ses lignes. Son but principal est certes de plaider pour le renforcement de la police fédérale et de faire passer des lois qui permettent la surveillance à distance, les perquisitions sans mandat, les écoutes téléphoniques préventives, les arrestations sans charges ni jugement et la détention sans condamnation. Il s'agit aussi de durcir le contrôle des frontières, de légitimer la mise en fiches des individus (maintenant électroniques !) et de justifier les nouvelles tâches policières (prévention, préemption, etc.), qui supposent un équipement sophistiqué. La montée en puissance de l'État pénitence se décline ainsi sur tous les tons: intensification de la «guerre contre le terrorisme», légitimation de moyens d'exception, répression accrue de la délinquance juvénile, de l'incivilité, mais aussi de tout ce qui peut rappeler l'esprit soixante-huitard !
Les vraies menaces sont ainsi passées sous silence, ou du moins banalisées, par rapport aux dangers supposés que l'on dénonce. Pas un mot sur le creusement des inégalités, sur la montée de la précarité, sur la défiscalisation des nantis, sur les pouvoirs discrétionnaires des entreprises transnationales, sur la spéculation immobilière, sur la mobilité forcée et la flexibilisation de la force de travail, sur les délocalisations, les transports qui rapportent, la crétinisation des gens, la consommation boulimique, le droit du plus fort, le pouvoir financier, la publicité normative, la morale qui formate, la formation qui moralise, l'école qui sélectionne et brime. C'est un détournement caractérisé de l'opinion publique à des fins politiques pour renforcer l'arbitraire du pouvoir et les prérogatives de celles et ceux qui en profitent.

L'ennemi intérieur

Avec ce rapport, tout semble fait pour désigner l'ennemi, en l'occurrence les gens du peuple, les ouvriers, les réfugiés, les pauvres qui râlent contre le système, et surtout la gauche de la gauche qui le conteste. Mais le plus inquiétant est de constater la répétition, année après année, des mêmes âneries, comme nous pouvons le voir en reprenant les rapports successifs sur l'extrémisme en Suisse. Brique après brique, nous assistons à la construction d'une politique sécuritaire par ces mêmes personnages qui ont tout fait pour que le monde soit comme il est, et qui trouvent dans ces rapports à répétition des justifications pour imposer leur programme répressif en jouant sur la peur qui semble étreindre les gens.

La lutte pour la défense des libertés et contre l'érosion continue de nos droits est une priorité trop négligée par la gauche officielle, lorsqu'elle n'entonne pas les mêmes refrains sécuritaires que la droite. Si la lecture du «Rapport sur la sécurité intérieure» peut servir à quelque chose, c'est surtout à nous rappeler que la peur régit tout d'autant plus efficacement qu'elle est instrumentalisée au maximum !

Georges Tafelmacher

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Le problème ce n'est pas la peur...
mais c'est son instrumentalisation par le pouvoir

L'essorForum de «L'essor» - été 2016

«La peur ou les peurs qu'ils ressentent...»

La peur a toujours été une très mauvaise conseillère d'autant plus qu'elle contribue à créer encore plus de peurs !

Selon le professeur Ron Stoop*, responsable de l'Unité de recherche sur la neurobiologie de l'anxiété et de la peur au CHUV, «la peur sert à gérer les imprévus, à trouver les moyens de faire face à des situations différentes, dans un sens négatif, de celles que l'on attendait». Ce système d'alarme archaïque, qui a permis aux espèces animales de survivre et d'évoluer, se déclenche lorsque l'on perçoit une menace objective ou subjective. La peur est une expérience intense qui procure du plaisir et qui renforce notre sentiment d'être vivant et cette peur permet la montée d'adrénaline et de décharge d'endorphine.

Cette peur influence notre perception et fait que nos réactions deviennent négatives, poussant bien des gens à la démission, beaucoup de travailleurs à la révolte, encore d'autres à l'apathie et en nous enfermant dans nos frontières de nos certitudes et de nos convictions, dans nos préjugés, dans notre animosité envers les étrangers, dans nos perceptions noires de la vie et du sort de notre monde, nous produisons encore plus de peur. En réaction, cette peur contribue à augmenter le nombre de caméras de surveillance, le foisonnement des agences privées, l'augmentation du nombre des policiers et des armes vendues par les armuriers, aggravant encore plus cette peur.

De tout temps, pour maintenir les gens dans un état de soumission, les autorités ont utilisé et instrumentalisé la peur en jouant sur le sentiment d'insécurité pour que la population s'englue dans la peur. Sous le fallacieux prétexte de répondre "aux besoins de la population" et donner l'impression d'agir, les autorités profitent de cette peur pour soumettre les gens à leur volonté. En fait, le problème n'est pas la peur en tant que tel mais l'instrumentalisation qu'en fait le pouvoir politique, policier, administratif, économique et social pour garder les gens dans leur état de soumission et d'en faire des consommateurs captifs qui ont peur de manquer, de ne pas être parfait ou à la hauteur pour qu'ils restent à la disposition du pouvoir et acceptent jusqu'aux lois les plus liberticides au nom de la sécurité. Le plus flagrant, c'est lors des votations sur les initiatives progressistes prévoyant un changement, les détracteurs nous font une peur bleue avec les soi disantes "conséquences" de ces initiatives qui nous feraient perdre notre prospérité, nos places de travail, notre cohésion sociale, voire même notre pays tout entier !

On a même l'impression que, d'une manière ou d'une autre, cette peur arrange le pouvoir qui en profite pour s'arroger encore plus de pouvoir et c'est peut-être là une des clés pour s'en sortir, soit par une prise de conscience du corps social de sa propre compromission dans la montée de la peur et par une lutte sans merci contre l'instrumentalisation de la peur, le délitement social, la dégradation du mentale, les démissions en tout genre et tous ces autres problèmes de société qui font si peur à nos dirigeants.

Georges Tafelmacher, artisan à la retraite, Pully

* La peur : recherche sur la neurobiologie de l'anxiété et de la peur au CHUV


«J'ai réussi à m'en sortir du cycle de la peur en faisant appel à mon indignation et mes colères et cela m'empêche de tomber dans la logique de la peur.»
Georges Tafelmacher      
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La punition et la peur de la punition n'a jamais aidé personne à grandir !



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