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On cherche par tous les moyens de changer la conscience des gens en les enfermant dans une logique de servitude à l'armée.




l'entretien avec Christophe Keckeis

la porte! «L'armée pour quoi faire ?»   Propos recueillis par Jean-François Duval
Lire l'article du MM   n°13, 29 Mars 2005
et   l'édito de Joël Guillet

«J'aurais vraiment de la peine avec une armée qui ne servirait à rien.»

L'armée pour quoi faire ?

Le Conseil national vient de refuser le programme d'armement 2004 qui s'inscrivait pourtant dans le concept d'Armée XXI. Quelle défense nationale voulons-nous vraiment? La parole au chef, Christophe Keckeis.

Christophe Keckeis en deux mots :
Né le 18 avril 1945 à Neuchâtel, licencié en sciences politiques et pilote militaire de carrière, le com-mandant de corps Christophe Keckeis est devenu le chef de l'armée suisse le 1er janvier 2004. Lui et son épouse Christiane ont deux filles et un fils.
Hobbies: sport, lecture, photographie.


Réponse fusante et rapide


MIGROS MAGAZINE
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Case postale 1751
8031 Zurich

Monsieur le Rédacteur,

Et les milieux militaires continuent, sans répit, de transmettre à travers des campagnes relayées par votre hebdomadaire, l'idée que seule l'armée peut sauver notre société et son économie. Cette perception complètement fausse permet à ses disciples d'imposer leur ordre militaire. La dernière en date : l'entretien de M. Christophe Keckeis où l'avenir passerait par l'imposition de la paix par la troupe !

Mais cette façon de poser le problème, soulève des questions auxquelles j'aimerais bien des réponses.

C'est par l'avènement de ce type de raisonnement que s'installe les désordres que nous observons dans nos sociétés, qui loin d'être les attributs de l'anarchie, seraient simplement la conséquence de la de l'importance donnée à l'armée dans la résolution des problèmes de notre société. Nous vivons dans une société faite de violence issue des politiques économiques où la concurrence économique et les rapports de force entre les dirigeants et la population, où les déséquilibres sociaux entre les gouvernants et les citoyens, entre magistrats et le peuple, règnent en maître.

Je vous prie de faire paraître la missive mise-au-point ci-inclus sous votre rubrique «Lecteurs» en vue de rectifier auprès du grand public, l'image par trop optimiste des missions de l'armée. J'espère que ma réponse sera adaptée à vos exigences.

En vous remerciant de vos tentatives de mieux nous faire comprendre la théorie "militariste" de l'imposition de la paix, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Georges Tafelmacher
chemin de la Côte 22,
1009 PULLY
Tél. : 021 7286571



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Veuillez prendre note de ma réponse à l'interview de Mr. Ch. Keckeis paru dans le MM du 29.03.2005

Monsieur Ch. Keckeis veut «produire de la sécurité» mais contrairement à ce qu'il pense, la sécurité ne se "produit" pas mais est créée par la participation de tous les citoyens au développement d'une mentalité permettant la construction sociale. M. Ch. Keckeis se persuade que cette mentalité peut être apportée par l'armée alors qu'elle ne peut résulter que de la volonté des individus qui composent la société de s'engager dans la construction d'une vraie paix solidaire, fraternelle, empathique et holistique.

Monsieur Ch. Keckeis répète à satiété que les principaux dangers qui nous menacent sont le terrorisme, la mafia et les armes de destructions massives. Mais les vrais problèmes qu'affronte notre société, ce sont plutôt ceux de la pollution qui empoisonne des milliers de personnes par an, de la prolifération des armes qui tuent plus de monde que les épidémies, de l'économie néolibérale qui fragilise la classe ouvrière et en fin de compte toute la société par ses délocalisations, sa spéculation boursière et immobilière, sa création de la richesse au détriment des gens et sa pub qui exerce une mainmise globale sur nos mentalités. L'armée a pour mission de maintenir l'ordre voulu par les gouvernants pris à parti par la contestation populaire et les cris des exclus de la prospérité. En donnant à l'armée la mission de promotion de la paix et de protection des nantis et de leurs acquis, les autorités ont pu bétonner leurs concepts sociaux-économiques et consolider la société de consommation et son idéologie de création de richesse.

Mais le principal danger de cette conception ubuesque de la sécurité est que les problèmes sociaux seront "résolus" selon des principes renvoyant à une "militarisation" de la société - pour stabiliser une situation de crise, on rétablit l'ordre manu-militari sans agir sur les causes de la crise, perpétuant ainsi l'exploitation éhontée du peuple par une caste supérieure ou un pouvoir autoritaire et cynique, et l'emprise totale de l'économie sur la vie publique et individuelle.

Pour résoudre les problèmes de société, les autorités proposent toutes sortes de mesures mais jamais celles qu'il faudrait pour effectivement promouvoir la paix, soit un changement de société, de mentalité, de valeurs, de conception de la vie, avec à la clé une valorisation des gens, un respect des individus et surtout, une compréhension du pourquoi du comment des phénomènes de la violence. Et de nous poser la question, à savoir, pourquoi, malgré des années de répression policière et d'activisme militaire, cette violence continuerait à "augmenter".

Georges Tafelmacher

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Lettres à une sénatrice


Échange de courriel entre un militant antimilitariste et une parlementaire engagée . . .


----- Original Message -----
From: Anne-Catherine Menétrey <acmenetrey@bluewin.ch>
To: AKALAT03 <akalat03@bluewin.ch>
Sent: Thursday, February 24, 2005 5:06 PM
Subject: Lutte contre le terrorisme: révision de la législation demandée

Oui, c'est grave!
Je me suis déjà battue à propos du rapport sur l'extrémisme, qui envisage de telles mesures, et sur d'autres motions demandant le renforcement des interventions policières "préventives". Nous allons bientôt revoir la loi sur la sécurité intérieure, où nous aurons aussi ce type de mesures. Lundi, je déposerai une motion d'ordre pour que le rapport du CF sur l'extrémisme fasse l'objet d'un débat en plenum. Mais cela ne suffira pas. C'est bien si Amnesty et d'autres (les juriste démocrates par exemple) se mobilisent. Malheureusement, je crains que la population ne soit pas très sensibles à nos arguments sur ce point: le discours sécuritaire est si présent partout! Mais il faut qu'on réfléchisse à comment on peut sensibiliser plus de monde à ce danger.
Anne-Catherine


----- Original Message -----
From: Anne-Catherine Menétrey <acmenetrey@bluewin.ch>
To: Tafelmacher <etafdelacote@hispeed.ch>
Sent: Thursday, February 26, 2005 5:06 PM
Subject: Lutte contre le terrorisme: révision de la législation demandée

Salut Georges!

Merci de m'envoyer ton papier. Je vais le lire certainement, car je vais encore une fois demander un débat sur le rapport du Conseil fédéral sur l'extrémisme en Suisse. Nous en avons déjà discuté dans le groupe, et nous partageons ton inquiétude.
Je te redonnerai des nouvelles

Encore merci!
Bien cordialement

Anne-Catherine Menétrey-Savary


----- Original Message -----
De : Tafelmacher <mailto:etafdelacote@hispeed.ch>
Envoyé : dimanche, 27. février 2005 11:26
À : Anne-Catherine Menétrey
Objet : RE : Lutte contre le terrorisme: révision de la législation

Chère amie et Sénatrice,

Les Socialistes, amis complices d'une Droite qui devient de plus en plus extrême, font du bruit pour laisser à l'économie un grand boulevard pour sa politique de domination ! Aujourd'hui, suite au raout socialiste de ce samedi dernier, j'ai vraiment peur !

Je me rends compte qu'en ce moment de séance fédérale, tu n'aurais peut être pas le temps pour lire mon papier sur la société de contrôle et les lois qui se préparent pour la concrétiser. Mais l'heure est grave car il me semble que la tentation sécuritaire prend son envolée et s'incruste dans la tête de chacun faisant de nous les relais inconscients des tentatives pour rendre normales ces attitudes qui perpétuent l'état permanant de tensions sociales et de guerre. Car c'est bien de cela qui s'agit - maintenir les gens dans un état de dépendance totale à l'autorité, seule capable d'assurer notre protection à ce qu'ils disent !

En fait c'est encore plus grave que cela - par ces lois liberticides, la classe dirigeante pense pouvoir s'accaparer du contrôle total des gens en leur imposant des réflexes qui iront à l'encontre de toutes nos tentatives de rendre le pouvoir aux gens et de les inciter à reprendre la responsabilité du devenir de notre planète à présent maudite car régie par ces phallocrates autoritaires imbus d'une conception très hautaine de leurs "valeurs" à quatre sous, aussi matérialistes que la "clim" de leurs bagnioles blindées, particulièrement visibles en ces temps du "salon de l'automobile", autre symbole de la domination de la mentalité des gens par des "valeurs" économiques et de leur totale assujettissement à la pensée-unique néolibérale par ses messages visant la glorification de l'entropie (transformation de l'énergie noble et chaude en matière inerte et froide) présentée comme "création de richesse".

Chère amie et combattante pour la liberté, il me semble que notre lutte devrait porter plus loin que de simplement "réfléchir à comment on peut sensibiliser plus de monde à ce danger" car c'est réellement d'un vrai changement de mentalité et même de conception de la vie dont il s'agit et nous devons être capable de non seulement "avertir les gens" mais surtout d'avoir la force pour les fédérer autour des vrais problèmes de société soit la transformation d'une société entièrement basée sur le fric et l'économie en une société produit de la somme des envies, des rêves et des capacités des individus qui la composent. Le problème est de vaincre ce que 60 ans de propagande publicitaire pour la société de consommation nous a apporté en terme de décervellement grand public, première responsable de la montée de la violence et de la perte des repères actuels. Nous devons lutter contre la législation demandée qui semble aller dans le sens d'une répression accrue des individus complètement cassés par ce système non seulement inique mais surtout élitaire, voulue et imposée par les riches sans vergogne qui cherchent à protéger leurs richesses en nous faisant porter l'entière responsabilité de la (soi-disante!) montée de la violence, de la "perte des valeurs" et de l'individualisation repliée sur soi...

Nous devons faire plus que juste "réfléchir à comment on peut sensibiliser plus de monde à ce danger", nous devons être les fermants qui mèneraient à l'explosion pas seulement de la "bulle spéculative" mais surtout de la mentalité qui veut tout ramener à un "tout-économique", à une histoire de fric, à un pouvoir de l'argent, à une mainmise des industriels dans la gestion des communautés humaines, à un rapport de force. Le danger est très insidieux, même le parti socialiste qui n'a de "social" que le nom a décidé de réhabiliter "l'économie" et de valoriser le "marché" tout-puissant et la consommation. La preuve en est ce Monsieur J-N. Rey qui a réussi à prononcer maintes fois dans un discours de même pas dix minutes les mots affreux, simplistes, réducteurs et ignobles pour les simples quidams, de "consommateurs, consommation, consommer"!!!

Ce n'est pas contre le "terrorisme" qu'il faut lutter mais contre cette conception de marchandisation de la vie, des gens et de nos rêves qui induit une violence sociétale, et qui fait des dégâts autrement plus graves que l'explosion de bombes humaines, conséquence du stresse issu de la compétition insensée et du règne du plus fort élevés en "valeurs". Pour notre malheur, la classe dirigeante qui craint pour sa pérennité rameutera ses rapports de force majoritaires pour entériner des lois si iniques que la survie de l'individu et donc de notre planète en est compromise...

Essaies donc de lire mon texte et dis moi vite ce que tu en penses pour que nous puissions toutes et tous ensembles oeuvrer pour un monde solidaire, participatif qui valorise chaque individu dans ce qu'il pourrait devenir si on lui fichait un peu la paix et si on lui faisait confiance !

Ce texte ce trouve à la page : Société de contrôle
dans mon site : Ché Tafel
section : Initiatives pour la Paix

Avec mes amitiés et en te souhaitant grand courage, lucidité et persévérance pour la prochaine session fédérale

Georges Tafelmacher
GSsA/Vd, CUP/Vd, GeM
- P U L L Y -
tél: 021 728 65 71





Une envie de guerre

OPINION d'un chroniqueur querelleur


L'INVITÉ - L'envie de guerre met de l'ordre dans les esprits, définit les camps et les limites, permet d'y voir clair. Parfois, les sociétés humaines sont contraintes de faire la guerre. Mais le plus souvent, elles éprouvent simplement "l'envie" de faire la guerre.

MonnierJ'y songeais en prenant connaissance du plan américain de bombardement éventuel de l'Iran: 200 avions engagés trois jours durant pour détruire 10'000 cibles. On peut discuter à perte de vue pour savoir s'il convient ou non d'empêcher l'Iran de se doter d'une capacité nucléaire civile et/ou militaire, et de lui interdire de la sorte de jouer à nouveau son rôle historique de pivot de l'Asie occidentale. Mais ces discussions, qui se veulent rationnelles, me semblent cacher très mal l'envie d'en découdre qui titille les esprits, en Amérique sûrement (l'Irak et l'Afghanistan en font l'expérience), mais aussi en France, en Grande-Bretagne, et en Iran même. Si cette observation est exacte, comment expliquer que nous éprouvions si souvent une envie de guerre? Il me semble qu'il y a à cela trois types de raisons: les deux premières sont classiques, la troisième est plus inattendue.

Primo donc, des raisons morales: les gars d'en face sont des salauds, ils honorent un autre Dieu que le nôtre, ils veulent nous imposer des valeurs diaboliques, nous avons donc le devoir de les abattre avant qu'ils ne deviennent trop forts. On reconnaît là la doctrine des guerres préventives formulée par George W. Bush, ainsi que le réflexe de pas mal d'Occidentaux face à la montée de l'islamisme militant.

Secundo, des raisons d'intérêts. Je rêve de te faire la guerre parce que j'ai envie de te piquer une partie de ton territoire. Ou: je meurs d'envie de te faire la guerre parce que je veux m'emparer de ton pétrole ou de tes diamants ou de ton tungstène ou de ton eau.

Tertio, enfin, plus inattendu: un besoin urgent, carrément vital, de simplicité. Les nations comme les individus éprouvent en effet le besoin de comprendre, de comprendre vraiment, ce qui se passe dans le monde, pour pouvoir agir de manière à peu près efficace. Or, jamais le monde n'est apparu aussi complexe qu'aujourd'hui - parce qu'il est sans frontières et donc sans limites auxquelles se raccrocher, mais aussi, et surtout, parce que les médias mitraillent la planète, seconde après seconde, d'informations en nombre sans cesse croissant, qui nous rendent chaque jour le monde plus complexe et plus affolant encore.

En raison même de cette complexité croissante, ni les nations, ni les individus, ne parviennent plus à comprendre vraiment ce qui se passe et à maîtriser le réel. Ils risquent à tout instant des crises de panique, voire d'impuissance totale. Pour tenter de parer à ces risques mortels, les nations et les individus n'ont d'autre solution que de tout entreprendre pour simplifier le réel, le rendre à nouveau compréhensible et maîtrisable.

Comment? En jouant notamment avec l'idée de faire une ou des guerres - idée qui met d'un coup de l'ordre dans les esprits, définit les camps, dit qui sont les bons et qui sont les méchants, précise les frontières, marque les limites, permettant donc aux nations et individus de se situer à nouveau, d'y voir clair, de planifier et d'agir. Vital, ça. L'envie de guerre, lorsqu'elle reste une envie, n'a pas que des défauts.

CLAUDE MONNIER, CHRONIQUEUR
MARDI 11 SEPTEMBRE 2007
24 Heures © Edipresse Publications SA


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Lettre à un chroniqueur querelleur

L'Essor de la pensée paradoxe !

La chronique de M. Claude Monnier «Une envie de guerre» nous ramène au «bon vieux temps» de la pensée manichéenne où tout était défini selon des schémas dichotomiques, colitigants et dualistes du bon et du méchant, du bien et du mal, du blanc et du noir, du paresseux et du productif. Et surtout, cette pensée nous fait reculer jusqu'aux hommes des cavernes pour qui faire la guerre était un acte aussi "normal" que de boire, manger, déféquer et chasser !

Or, notre société a accompli depuis lors des progrès formidables qui, à présent, nécessite une pensée dite "globale" qui par définition exclut toute forme de manichéisme pour lui substituer la pensée participative et co-gestionnelle, le partage des responsabilités, l'écoute empathique, la compréhension des phénomènes, la construction d'individus conscients. Bien sûr la gouvernance s'en trouve plus ardue mais en cette période de grands changements, une relation à l'autre plus mure, plus respectueuse, plus adaptée à la réalité des gens est devenue une nécessité. Nous étions sur la bonne voie avec la révolution des esprits qu'à apporter les événements des années soixante et l'ouverture du monde à une humanité pacifiée semblait enfin possible.

À la sortie de la deuxième guerre mondiale en 1945, les nations ont décidé de réunir leurs efforts pour que les guerres entre nations soient rendues aussi impossible que possible et les nations ont misé sur le développement global pour prévenir les guerres. Certes ces objectifs n'ont pas toujours été suivis des résultats voulus, certaines nations ayant profité de leur statut de vainqueurs pour faire la pluie et le beau temps mais dans l'ensemble, cette "envie de guerre" a été réduite à sa portion congrue et nous n'avons pas eu à souffrir d'une troisième guerre mondiale aux conséquences funestes et dévastatrices.

Malheureusement, il existe encore des gens comme M. Monnier qui semble regretter la soi-disante "simplicité" de la pensée guerrière et font tout pour que le monde reprennent ses "bonnes vieilles habitudes" et persiste dans cette folie meurtrière, véritable tare de notre race dont "humanité" reste à découvrir. La seule globalité de la pensée manichéenne monnierienne serait de revenir à un état du monde qui prévalait entre 1800 et 1939, soit le règne des guerres globales et, ainsi "simplifier" sa vision du monde pour y agir à sa guise et d'en rester le maître incontesté !

Georges Tafelmacher
GSsA/Vd, POP/GeM
  -   P U L L Y   -







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Date de création : 20.04.2006   -   Dernière modification : 17.09.2008
Par :   Georges Tafelmacher   ©left 2006


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