Votations sur l'Armée

Politique de Paix


Initiatives SUISSE sans ARMÉE pour la paix

affiche Paix

Dernière ligne droite avant les votations du 02 décembre 2001

Le groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a récolté quelques 120'000 signatures pour ses Initiatives :
  -   pour la Paix
  -   pour suppression finale de l'armée
  -   pour une politique de Paix citoyenne sans armes, ni violence
  -   pour un service civil pour tous.

L'énoncée des   I N I T I A T I V E S   du   G S s A



Sommaire




Les Ambiances politiques accompagnant les initiatives du GSsA

des années 1980 à 2001

L'acte de terrorisme qui a fait soudainement irruption le 11 sept 2001 dans notre quotidien déjà très malmené et qui a infligé un grave traumatisme aux américains, ne fait que d'accentuer le constat que le terrorisme nous accompagne intrinsèquement et sans relâches depuis les années 1970. Il s'est développé à partir du désespoir de quelques rêveurs déçus de Mai'68 dont les blessures et les rages face au pouvoir néolibéral hautain, ont nourri les justifications de prendre les armes contre les puissances économiques hégémoniques. La guerre contre le terrorisme a déjà commencé il y a longtemps : c'était à Munich en 1972 contre des Palestiniens luttant pour leur terre confisquée. Pour insérer les initiatives GSsA dans leurs contextes, passons en revue la Situation Politique des années '80 de la première initiative Suisse sans armée, jusqu'aux dernières déposées en 1999 :

Les années 1980 fut principalement dominées par :

La prémière initiative GSsA fut lancée en 1985 où déjà les actualités parlaient de terrorisme et de sécurité :

L'année 1986 du dépôt de l'initiative fut très événementiel, des faits très symboliques ayant changés la face du monde ont fait l'actualité et qui ont mis en avant l'importance qu'ont pris les médias électroniques dans nos vies :

Mais le plus significatif pour nous est l'année de la votation pour une Suisse sans armée en 1989 - l'année du réveil des peuples, jugez-en :

Les années 1985 à 1990 fut celle de l'irruption des jeunes dans la politique économique et sécuritaire des grandes nations surdéveloppées du monde (le G-5 à l'époque) et ces attaques des symboles du pouvoir marquaient et concrétisaient les idées antimilitaristes et ont beaucoup fait pour l'avancement d'une vraie paix citoyenne. La première initiative GSsA fut portée par les jeunes qui ont signé en masse et toute la campagne fut l'œuvre de citoyens jeunes dont beaucoup ont ainsi fait l'apprentissage de la politique de contestation et de rupture.

La votation du 11 nov. 1989 tomba pile sur les événements du mur de Berlin, l'aboutissement d'une décennie où les idées pacifistes ont prévalu et les droits de l'homme sont devenu un fait acquis et se sont inscrites dans la réalité quotidienne. L'antimilitarisme se trouvait à son apogée, la puissance militaire était battue en brèche par les citoyens qui ne supportaient plus la domination de l'esprit militaire dans les têtes dirigeantes.

Ce fut trop pour George Bush (père), et par une maestria d'activisme, où par service secret interposé, l'Irak était convaincu de son bon droit d'envahir le Koweït. L'ayant fait, sans ouvrir le feu d'ailleurs, les militaires sous la botte des américains ont utilisé le prétexte de cet incident pour déclencher leur "tempête du désert" et ont écrabouillé les Irakiens sous des tapis de bombes, justifiant en même temps la nécessité de maintenir des armées fortes, bien équipées et toutes puissantes ayant trouvé l'ennemi à abattre - nommément, l'affreux Saliam, les méchants terroristes, les terribles casseurs, etc. !

Comme nous le voyons, rien n'a vraiment changer, malgré 30 ans de guerre acharnée contre le terrorisme, celui-ci continue à sévir avec une énergie décuplée, démontrant à l'envie l'incapacité des énormes moyens militaires et policiers consacrés à cette lutte pour venir à bout de ce problème résultant d'une mentalité manichéenne (dieu-diable, bien-mal) et issu de peurs refoulées au plus profond de nos inconsciences, d'ambitions démesurées, de sentiments de supériorité arrogants et de suffisances bornées.

Non finalement, il y a une chose qui a changé : les services secrets, les armées et les multiples forces de police de toutes les nations dites civilisées, liées par une énorme connivence contrainte, œuvrent dans la quasi-clandestinité pour casser, par la force et avec violence s'il le faut, tous les agissements qui de près ou de loin, se rapportent au terrorisme et ils justifient leurs interventions ressenties comme souhaitables et même défendables militairement contre les opposants au système économique capitaliste parce qu'ils contesteraient la domination du seul "way of life" américain et le mettraient en question.


La militarisation de la planète n'a rien à voir avec la vraie solidarité !


©G.Tafelmacher


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Les Vrais Raisons pour notre opposition à l'armée

Georges Tafelmacher - antimilitairiste

Le dérapage prévu : imposer la "paix" par tous les moyens même répressifs !

C'est le contraire qu'on doit viser : la seule paix valable est la paix construite par un mouvement citoyen où chacun prendra conscience de ses troubles et problèmes et les assumera pacifiquement et avec son libre arbitre et sa conscience, pour lui-même, par lui-même. Et, il y a un autre dérapage qui nous menace : si constater que la seule paix valable est la paix issue d'un mouvement citoyen où chacun prendra conscience de ses problèmes et les assumera pacifiquement et avec son libre arbitre et sa conscience est "rousseauiste" et donc de l'angélisme, alors nous ne sortirons jamais de notre conditionnement et nous répéterons ad infinitum nos "bêtises humaines" jusqu'à l'extinction. Les redresseurs de tords avec leur prévention répressive et leur hypocrisie, exigent un changement tout en laissant entendre que le changement que nous préconisons est de l'angélisme. Les promoteurs du système de consommation ont un discours analogue tout aussi "angélique" mais personne ne les condamne. Quoi de plus angélique que de prétendre que le "marché réglera tout"? Les "idiots" ne sont pas celles que nous croyons!

Finalement, c'est une autre façon de voir et d'entendre la vie que ces initiatives entendent promouvoir, elles cherchent à sortir de ces clichés dépassés du bien et du mal, du bon et du méchant, de la criminalité foncière de la nature humaine, de la punition pour imposer les comportements souhaitables, de la répression pour que les gens marchent droit. Les gens doivent acquérir une vie satisfaisante et pleine par leurs seules qualités propres, sans qu'une instance soi-disant supérieure impose sa discipline, ses dogmes et ses comportements impératifs par le truchement d'une armée et d'une police toute-puissante. Si rêver d'un monde où chacun peut trouver sa marque c'est faire la "bête" alors notre civilisation démontre son absurdité.

Pour ces raisons, nous devons voter "OUI" aux votations du 2 décembre 2001 pour les Initiatives pour la Paix !!

©G.Tafelmacher
pacifiste, antimilitariste


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Argumentaire GSsA

GSsA - Romandie

On ne sait jamais . . .

Jusqu'en 1989 on pensait "savoir": Les Russes auraient attaqué l'Europe occidentale à la première occasion et l'armée suisse devait veiller à ce que notre petit pays soit épargné. Les discussions sur la première initiative pour l'abolition de l'armée ont démontré l'absurdité de cette hypothèse: une grande guerre en Europe aurait eu comme conséquence des destructions inouïes qui ne seraient pas arrêtées à la frontière suisse. L'accident du réacteur de Tchernobyl et la catastrophe chimique de Schweizerhalle ont mis en évidence qu'une guerre, même conduite avec des moyens "conventionnels", rendrait à terme notre continent inhabitable. Aujourd'hui la Suisse possède une armée plus grande que celles de l'Italie ou de l'Allemagne et plus de soldats que les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, le Portugal et l'Autriche réunis. Nous entretenons la défense nationale la plus chère par habitant de toute l'Europe. En d'autres termes :

L'armée d'aujourd'hui est un calmant pour les peurs de hier !

Entre-temps, le dernier résidu de menace militaire a disparu : aussi la commission Brunner a-t-elle constaté que "Les États pouvant à terme représenter un danger sont éloignés de notre pays et ne disposent pas des forces militaires conventionnelles de nature à nous menacer." L'isolement défensif est dépassé. Ceux qui maintiennent la nécessité de l'armée comme assurance pour un nébuleux "cas d'urgence" mènent un combat d'arrière-garde. Nous ne pouvons pas mieux prévoir le futur que ceux qui cherchent à construire une politique en se basant sur la formule "on ne sait jamais . . .". Mais nous constatons ce que font les militaires dans la réalité : aucune autre armée ne se prépare à une grande guerre défensive en Europe.

En revanche, si l'OTAN a abandonné depuis longtemps sa stratégie défensive pour adopter une approche d'intervention globale, il ne faut pas se laisser tromper : tous les discours sur la solidarité et la coopération ne transforment pas une alliance militaire basée sur la force armée en une institution de construction de la paix. Les mots attrayants sont là pour rendre à nouveau acceptable la vieille logique de défense d'intérêts politiques et économiques par des moyens militaires. Le nouveau mythe de la "pacification militaire" des conflits a succédé à celui, désormais dépassé, de la "dissuasion militaire".

Entourée d'amis à l'extérieur et réduite au "chômage technique" à l'intérieur, l'armée cherche son salut dans le rapprochement avec l'OTAN: la "neutralité armée" est morte, vive la "solidarité armée" ! Cela n'a évidemment rien à voir avec une vraie solidarité. Et cela ne contribue pas non plus à notre sécurité. Sauf si l'on pense que les alliances militaires occidentales se préoccupent effectivement de promouvoir la démocratie, le respect des droits humains et la réduction des inégalités économiques dans les pays de l'Est européen et du Sud de la planète. La vache sacrée suisse sort de son alpage au Gothard . . . mais pour se retrouver en compagnie des autres vaches dans l'étable de l'OTAN.

A l'insécurité d'aujourd'hui l'armée n'oppose rien d'autre que de faux réflexes !

Une discussion sur le futur de la politique de sécurité et de l'ouverture de la Suisse ne peut pas se limiter uniquement aux deux options militaires, proposées aujourd'hui, de l'isolement armé ou de l'adhésion à l'OTAN. Les initiatives du GSsA proposent une alternative: la solidarité civile au lieu des illusions de la défense militaire.

Les conflits représentent des défis cruciaux pour notre futur. Notre façon de les appréhender est déterminante. Le service civil volontaire pour la paix se fonde sur une constatation centrale : la gestion non violente des conflits conduit à des solutions qui sont acceptables pour toutes les parties. C'est uniquement de cette façon que l'on obtient, plutôt qu'un fragile cessez-le-feu, une paix durable fondée sur la justice. Avec le SCP, la Suisse crée un nouvel instrument politique qui permettrait de sortir de l'impasse de l'intervention militaire, en offrant de nouvelles possibilités pour une politique de paix constructive. Plus ces possibilités seront développées et mieux cela sera.


La bonne réponse aux défis de demain : un service civil pour la paix plutôt qu'une armée !


©GSsA


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Les troubles du GSsA

GEORGES PLOMB, journaliste de "La Liberté"

le commentaire de Georges Plomb à propos du GSsA et de ses initiatives

C'est l'année de tous les dangers sur le front militaire. Car les deux nouvelles initiatives du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) - l'une pour la suppression de l'armée, l'autre pour un «Service civil volontaire pour la paix» - ne tombent pas seules. Le 26 novembre, peuple et cantons ont tranché contre l'initiative socialiste pour la réduction de moitié des dépenses militaires. Et, peu de mois après, le référendum tendu sur l'armement des soldats suisses à l'étranger où le même GSsA a fait cause commune avec l'Action pour une Suisse indépendante et neutre pour l'abattre. Pour faire bon poids, tout cela arrive au moment où Berne nous dessine la nouvelle politique de sécurité et nous fignole "Armée XXI".

Les plus troublés, là-dedans, ce sont les pacifistes du GSsA. D'un côté, ils nous balancent une initiative qui, tout en exigeant la suppression de l'armée, laisse la porte ouverte à des missions de paix armées à l'étranger. De l'autre, ils ont lancé le référendum contre l'armement des soldats à l'étranger (10 juin 2001). Pas très logique, tout ça car ils ont annoncé leur détermination avant même que les Chambres en aient terminé d'examiner la loi militaire.

Quant au plus embêté, c'était Adolf Ogi. L'ex-patron de la Défense s'était fait désavouer par ses "amis" de l'Union démocratique du centre sur l'armement des soldats à l'étranger. Certes, il n'a pas perdu la partie. Mais, pour lui, ça s'est compliqué.

La seconde initiative du GSsA, celle pour un "Service civil volontaire pour la paix", est d'une autre qualité. Elle se situe dans le droit-fil ­ même si les moyens sont différents ­ des nombreuses actions civiles pour la paix déjà menées par le pouvoir fédéral et que le ministre des Affaires étrangères, Joseph Deiss, entend mieux structurer. Ne la boudons pas.


Réponse par le comité du GSsA-Genève, Tobia Schnebli

Si "troubles" il y a à propos des positions du GSsA dans le commentaire de Georges Plomb (La Liberté du 6.7.00), cela est du plutôt à un certain goût pour les simplifications et les formules journalistiques tranchées qu'au manque de cohérence du GSsA. Nos positions sont claires. Nos deux initiatives proposent un changement de cap dans la politique de sécurité : abandon des remèdes militaires et renforcement des approches civiles face aux conflits. Dans un monde où les dépenses militaires (plus de 800 milliards de dollars par année) sont seize fois supérieures à l'aide publique au développement, le soutien aux actions armées n'est certainement pas une priorité pour la construction de la paix. Mais nous admettons qu'il y a des situations où de telles actions peuvent contribuer à la consolidation d'un processus de paix. Par exemple au Salvador, où l'ONU avait envoyé du personnel civil ainsi que 300 policiers légèrement armés pour permettre le déroulement d'élections libres en 1992. C'est pourquoi, dans l'initiative pour la suppression de l'armée nous n'avons pas voulu exclure toute possibilité de participation suisse à des actions internationales comme celle décrite plus haut. Pour de telles actions, la Suisse n'a certainement pas besoin d'entretenir une armée.

Par contre, nous avons lancé le référendum contre la révision de la loi militaire parce que ce projet offrait aux militaires suisses des possibilités d'engagements armés qui vont beaucoup trop loin. Pendant la discussion parlementaire, la loi a été maniée pour permettre la participation à des missions d'imposition de la paix et l'armement prévu n'est pas limité à l'autodéfense des soldats engagés. Cela était inacceptable pour le GSsA car la modification de la loi militaire a pour rôle de légitimer un nouvel armement d'une armée qui n'a plus d'ennemis. Elle reflète la nouvelle idéologie de dissuasion : les privilégiés se barricadent et s'arment contre les réfugiés de la misère. Ce n'est pas par la voie militaire que la Suisse deviendra politiquement plus ouverte et solidaire. Si nous avons essayé d'empêcher que la recherche de nouvelles tâches pour une armée qui a perdu son ennemi ne conduise à une militarisation de notre politique extérieure, c'est parce que nous avons voulu une Suisse plus ouverte, plus engagée et solidaire, s'impliquant avec des moyens civils. C'est pourquoi on ne saurait en aucun cas confondre nos positions avec celles de la droite dure isolationniste.


Groupe pour une Suisse sans armée

Case postale 151 - 1211 Genève 8
Tel: 41 (0)22 320 46 76 fax: 41 (0)22 320 69 49
mailto:gssa@iprolink.ch
http://www.gsoa.ch/gssa/


©Le Courrier et GSsA


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Une Conclusion nécessaire - que veut-on ?

Réplique sans concession de G. Tafelmacher, antimilitariste de service, pour le 02 Décembre 2001

Quel avenir - La Paix ou évolution militariste vers l'anéantissement ?

Certes, dans ce monde d'une réalité déconcertante, il est effectivement difficile de supprimer de but en blanc, tout armement et d'interdire tout recours aux armes. C'est pourquoi le GSsA a lancé ses initiatives pour la suppression progressive de l'armée suisse et pour une construction pacifique de la Paix, sous la forme d'un service civil pour la paix. Parallèlement, et surtout, on demande aux politiciens de s'engager pour la Paix en faisant voter des lois cherchant à résoudre les conflits par la non-violence. Même si cela n'agit pas sur les causes, dans le contexte actuel, commencer déjà par diminuer les armes en les remplaçant par une saine gestion de sa violence est déjà un premier pas bien venu. Pour le moment, tout comme la fièvre, il faudrait pouvoir faire baisser la température en désarmant pour que le malade ne soit pas emporté.

Dossiers préparés par
©Georges Tafelmacher & SuisseForum


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Le GSsA repart en guerre

ENCRE NOIRE 24 Heures du 27 sept 1999

Messieurs du GSsA,
Allez-vous bientôt arrêter de vous attaquer à l'armée suisse en voulant tout simplement l'abolir ?
Une défaite brûlante ne vous a-t-elle pas suffi ?
Tout le monde il est beau, il est gentil, c'est du dépassé à jamais !
Ouvrez les yeux et regardez ce qui se passe autour de vous. Nous commençons à en avoir assez de vos opinions antimilitaristes. Il me tient à cœur de vous signaler que ma sœur et moi-même avons été élevés grâce à l'armée au sein de laquelle mon père, retraité depuis six ans, a œuvré dès 1956, en qualité de mécanicien sur véhicules. Je peux ainsi vous démontrer que la méchante armée qui coûte si cher à vos yeux rapporte aussi à beaucoup d'entreprises suisses et étrangères, et qu'elle sert aussi à donner à manger à des milliers de familles de notre pays. Qu'avez-vous à proposer à tous ses bénéficiaires en contrepartie ?
Du chômage ?
Cette question, je la pose également à certains politiciens.
De plus, n'est-on pas content du réconfort et surtout de l'aide matérielle qu'elle apporte en cas de catastrophes naturelles ou autres événements graves ?

Bloch

*   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *

Réponse de Georges Tafelmacher, initiant
lettre de lecteur, 24 Heures du 06 octobre 1999

Le GSsA persiste

Monsieur,

Je suis sincèrement désolé d'apprendre que malheureusement vous aviez été nourri au sein de l'armée pendant votre enfance; cela expliquerait-il votre attitude rétrograde, votre refus obstiné de construire un monde beau et gentil et votre acceptation complaisante de ce monde tel qu'il est ?
Et nous aussi nous commençons à en avoir assez de vos opinions militaristes, de vos efforts pour la militarisation de la société par l'armée et l'obligation de servir. C'étaient nos quasi-réussites aux votations "Suisse Sans Armée" (en 1989 avec 36% de oui...) et "non aux F/A-18" (en 1993 avec 40% de oui...) qui nous ont poussé à tenter notre chance une deuxième fois pour mener à bien la reforme de la société par l'abolition de l'armée et l'instauration d'un service civil pour la Paix. Le vrai problème est de savoir quelle société nous voulons: soit passivement nous acceptons la continuation de ce qui se passe actuellement autour de nous et que tout le monde déplore, ou bien nous faisons tous un énorme effort pour l'avènement d'une société réellement humaine selon la charte universelle des Droits de l'Homme, d'un monde beau et gentil !

À votre question sur emploi, on peut y répondre aisément ainsi: la prostitution et la mafia servent aussi à donner à manger à des milliers de familles, mais on ne peut pas justifier tout et n'importe quoi par cet argumentation démagogique. Pour tous les bénéficiaires de l'industrie de l'armement nous proposons en contrepartie la reconversion de tous ces emplois par les nouveaux métiers nés de la technologie des énergies douces qui prendra dans l'avenir proche un essor considérable si seulement nous voulions opérer un transfère des sommes allouées à l'armée à un fond pour la promotion de la technologie énergétique compatible avec la civilisation.

En cas de catastrophes naturelles, ce n'est pas à l'armée de jouer aux bons samaritains, c'est à la protection civil, aux pompiers et au service civil pour la paix à qui doivent être dévolu ces tâches éminemment civiles. En conclusion, nous les Mesdames et messieurs (il y a autant de l'une que de l'autre!) du GSsA, conscients que l'avenir est entre nos mains, nous n'allons pas arrêter de nous attaquer à l'armée suisse, nous allons poursuivre nos efforts jusqu'à son abolition totale et son remplacement par une réelle politique de la paix et par un service civil volontaire pour la paix.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.

Georges Tafelmacher
pacifiste et objecteur

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Une Suisse sans armée

Les enjeux : de quoi s'agit-il ?

12 arguments pour l'abolition de l'armée

Suite de  l'argumentaire   du   GSsA



Résultats des courses

participation = 51% ;   "OUI" = 32% ;   "NON" = 68%




Liens divers


Groupe pour une Suisse sans Armée   =>   2 x O U I

Gauchebdo   =>   Des petits pas pour une Suisse sans armée

LE COURRIER   =>   Le GSsA cherche la paix depuis 1982

LE COURRIER   =>   Votation GSsA perdue

CONFRONTATIONS   =>   Initiative populaire : moyen de lutte ou piège à c...?

CONFRONTATIONS   =>   Construire demain aujourd'hui

Le DDPS   =>   Résultats - Une armée qui a de l'avenir

Une Suisse pacifique   =>   Non-violence - contraire aux mœurs militaires







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-  Armée - votation du 02 Décembre 2001  -
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par : Georges Tafelmacher Copyleft © 2005 TAFELMACHER-GEORGES.COM
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