Politique

Sit-in pour la Palestine


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MANIFESTATION PACIFISTE

Halte à l'occupation !

à la Place CHAUDERON, Lausanne - vendredi 12 avril 2002

Quelque 200 personnes ont répondu à l'appel du Collectif Urgence Palestine Vaud et du Groupe pour une Suisse sans armée pour protester contre la politique de guerre israélienne en Palestine.

sit-in«Non au génocide!», «Halte au massacre et à l'occupation»: de nombreuses banderoles dénonçaient hier en fin d'après-midi, la situation du peuple palestinien face à l'invasion israélienne dans les territoires occupés. Organisé par le Collectif Urgence Palestine et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), un sit-in a rassemblé quelque 200 personnes sur la place Chauderon, à Lausanne.

«Notre but n'est pas de condamner des personnes ou des pays en particulier», a relevé Georges Tafelmacher, du GSsA. Mais de rappeler que «ce n'est plus seulement pour ses droits que lutte le peuple Palestine, c'est pour sa survie !».

Parmi les revendications des manifestants, se trouvaient le démantèlement des colonies ainsi que des mesures de protection internationales du peuple palestinien. «Nous assistons à un génocide en direct», relèvent nombre de participants. L'arrêt immédiat de toute collaboration, militaire ou économique, entre la Suisse et Israël était également exigé.

Des membres de missions civiles qui viennent de rentrer de Palestine sont venus témoigner de leurs expérience dans les territoires. Outre l'état de guerre, la violence, l'humiliation et les injustices vécues quotidiennement par la population palestinienne, la violation répétée des droits humains ont été et sont toujours source d'une profonde indignation chez ces Romands. Qui l'ont clamé en public.

ANNE-ISABELLE AEBLI - 24Heures Samedi-dimanche 13-14 avril 2002

 

NabilNabil KOUCHTA

Le lausannois originaire de Gaza, rentre d'une mission pour la protection civile en Palestine. «Le peuple palestinien est en train de suffoquer. C'est une injustice grave. On ne doit pas attendre cinquante ans pour penser à lui». A propos de la situation de Gaza, il explique: «C'est comme si tout était coupé entre Lausanne, Pully et Renens, avec des checkpoints où on ne peut pas passer».

 

PierrettePierrette ISELIN

La palinzarde revient, elle aussi, d'une mission civile au cours de laquelle elle s'est trouvée confrontée à l'armée israélienne. «Le peuple palestinien vit une situation d'oppression, d'humiliation et de violence quotidienne qui ne peut qu'engendrer des réactions de désespoir et déchaîner la violence. Il existe un occupant, et un occupé dont les droits sont constamment bafoués.»

 

HichamHicham DENNAOUI

Ce qui pousse le Lausannois d'origine Palestine à manifester, c'est le déni de justice. «Pour le Tibet ou le Kurdistan, on est tous d'accord, mais pas pour les Palestiniens. On leur enlève tout, ils souffrent depuis trente-cinq ans, mais ce sont eux les méchants. Et quand on dit cela, on est tout de suite catalogué d'antisémite. Moi, les seules choses qui m'intéressent, ce sont les droits humains et la paix».


 


Pourquoi cette guerre ?

Discours et Tracts du SIT-IN PALESTINE du 12 avril 2002 à la Place Chauderon, Lausanne

Je tiens à préciser que le but de ce sit-in n'est pas de condamner des personnes ou des pays en particulier mais d'apporter des témoignages des conséquences des politiques belliqueuses qui sont à l'œuvre dans les territoires occupés, surtout depuis le début de la deuxième intifada qui découle du non-respect des résolutions de ONU de la part d'une armée d'occupation et des colonies de peuplement établies en Palestine.
L'idée finale serait de constituer un piquet permanent tous les vendredis soirs (comme lors de la guerre du Kosove avec l'action des femmes réfugiées) jusqu'à ce qu'une ébauche de paix se dessine concrètement en Palestine et que l'armée et les colons se retirent des territoires qu'ils occupent depuis 50 ans. Le but de cet appel est de rappeler que des exactions sont faites au peuple palestinien et que quelques soient les justifications que le gouvernement israélien évoque pour mettre tout un territoire sous contrôle militaire et pour emprisonner les civils palestiniens chez eux, il n'a pas le droit de commettre des actes contraires aux droits de l'homme sur des population civiles. Il y a urgence car ces exactions persistent et les pression sur nos gouvernements pour qu'ils dénoncent les actions militaires, doivent se renforcer.

Nous n'avons qu'une seule conclusion à tirer du conflit israélo-palestine: l'action militaire ne résout en aucune façon le terrorisme car faire la guerre au terrorisme est déjà en soi du terrorisme et le terrorisme est répréhensible quelque soit la raison, quelques soient les acteurs. Lorsqu'une situation devient si critique qu'une guerre éclate, c'est que les protagonistes des deux bords sont devenus des extrémistes qui versent dans les actions terroristes par l'escalade des actions armées et des bombardiers suicides.

Sans prendre parti, nous pouvons constater :

La force d'une nation ne peut plus se mesurer à l'aune de ses armes, une analyse moderne et dynamique démontre qu'elles ne sont plus pertinentes car elles sont inutilisables pour la résolution de ce conflit d'un autre âge avec des adversaires désarmés et humiliés. Avant que ce conflit armé puisse complètement démolir tous les intervenants, il faudrait que les gouvernements des pays dites civilisés fassent pression sur les adversaires et proposent un arbitrage pacifique de autour d'une table de négociation rendant possible un règlement à l'amiable du diffèrent. Car on peut légitimement craindre pour son avenir si malgré les énormes possibilités de destruction qu'apportent les grands progrès technologiques de ces dernières années, on continue à se parler en termes de rapport de force, de jugement d'autrui, de dissuasion par la peur de la force militaire et de représailles. Le recours à la force armée est toujours le signe d'un constat d'échec: si une armée rentre en action, c'est que les DEUX partis sont devenus des extrémistes intraitables, des terroristes menaçants et ne pouvant plus se parler, ils se mettent à se taper dessus. Il n'y a plus de "bons" ou de "méchants", de "vils" ou "d'innocents", il y a seulement des brutes épaisses qui ne savent plus vivre et se comportent violemment. Personne ne peut sortir glorifiée d'un conflit militaire, personne ne peut crier victoire car TOUT le monde a perdu car en dépit des justifications données, c'est le monde entier qui perd ses marques.

Et d'instrumentaliser les souffrance d'un peuple pour faire subir à un autre peuple des actes contraires à la Charte des Droits de l'Homme, est indigne d'un gouvernement qui se dit "civilisé". Quelques soient les peurs que porte un peuple, cela ne lui donne pas le droit d'agir par la force armée et d'exactions de toutes sortes contre un autre peuple.
Il est déjà passablement scandaleux que sur la base de prétextes arrangés, une armée s'arroge le droit de pénétrer dans CHAQUE maison pour la fouiller en cassant absolument tout sur son passage. Mais il est encore plus scandaleux qu'aucun concert de nations dites "civilisées" ne se lève contre ces pratiques et ne les dénonce au nom du droit humain et de la présomption d'innocence. Et de justifier ces types d'actions parce que "c'est la guerre", est encore plus lâche.

Nous sommes ici pour soutenir une population soumise à des exactions qui ne résolvent en rien le problème des israéliens et nous sommes solidaires avec la souffrance de toutes les populations du Moyen-Orient victimes des extrémistes de tous les bords.

Intervention de Georges Tafelmacher, membre du GSsA au Sit-In du 12 avril 2002, Place Chauderon, Lausanne



 
Ce n'est plus seulement pour ses droits que lutte le peuple palestinien
C'EST POUR SA SURVIE !

Discours et Tracts du SIT-IN PALESTINE du 19 avril 2002 à la Place St.Laurent, Lausanne

Je tiens à préciser que le but de ce sit-in n'est pas de condamner des personnes ou des pays en particulier mais de jeter une lumière crue sur les conséquences des politiques belliqueuses qui sont à l'œuvre dans les territoires occupés. Par les témoignages recueillis, nous voulons montrer ce qui se passe réellement dans les frontières bouclées de la Palestine et nous voulons avertir nos gouvernements des conséquences des actions du gouvernement Sharon qui sont, selon la définition du terrorisme, des actes de terreur et de violence avérée.

Le but de cet appel est de rappeler que des exactions sont commises quotidiennement sur le peuple palestinien. Quelles que soient les justifications que le gouvernement israélien évoque pour faire cesser les attentats suicides, il n'a pas le droit de commettre des actes contraires aux principes des droits de l'homme sur la population civile en mettant toute un territoire sous contrôle militaire, en oppressant le population palestinien entière et en menant des ripostes meurtrièes contre des civils. Quelques soient les peurs que ressent le peuple israélien à cause de cette guerre, le traitement réservé à la population en Palestine est indigne de la nation civilisée qu'est Israël.

Si l'on doit prendre parti, le seul principe qui doit guider notre action est celle de la défense des droits de l'Homme, de la protection de la dignité de la personne et du soutien aux plus démunis. Dès lors qu'une nation est envahie et que son peuple est soumis à la loi martiale, il est de notre principe de prendre fait et cause pour ce peuple. Le Collectif Urgence Palestine-Vaud, auquel le Groupe pour une Suisse sans armée s'est affilié, s'est engagé pour soutenir les populations victimes à différents degrés de l'oppression économique, sociale et militaire. Souvent cet engagement a été interprété comme une caution directe ou indirecte de la violence aveugle exercée sur d'autres populations au nom des victimes israéliennes innocentes.

Tel n'a jamais été le cas car nous sommes contre toutes formes de violence.

Aujourd'hui nous nous mobilisons pour la cessation immédiate de l'occupation militaire israélienne et l'arrêt définitif de ses violations très graves du droit humanitaire. Il y a urgence car ces exactions persistent et les pressions sur nos gouvernements pour qu'ils dénoncent les actions militaires, doivent se renforcer. Nous dénonçons la politique militariste imposée avec brutalité par le gouvernement Sharon contre la population palestinienne par l'entremise de l'armée . Il n'y a ni de symétrie ni de parallélisme possibles entre cette violence foncière, structurelle et organisée contre toute une population et les attentats suicides s'en prenant aux civils innocents en Israël et que nous rejetons sans ambiguïtés. La politique d'occupation et de terreur d'Etat sont les premiers responsables de ces actes. Ils sont rendus possibles par le désespoir et le manque total de perspectives d'une population opprimée depuis plus de cinquante ans comme peu d'autres au monde.

Nous pensons qu'à l'heure où le gouvernement Sharon se sent libre de faire SA guerre à SA guise, aidé par les gesticulations du secrétaire d'Etat américain Powell, qui représente le principal va-t-en guerre du monde, soit le gouvernement US, nous devons refuser toute condamnation simpliste du terrorisme et la remplacer par des mises en perspectives, des réflexion sur les causes de ces actes, des études approfondies de tous les éléments qui constitue cette dramatique tragédie. La Charte même des Nations Unies fait la différence entre résistance et terrorisme, entre lutte pour la liberté et banditisme, entre convaincre et contraindre.

Pour que cette guerre fratricide cesse, nous demandons qu'Israël respecte enfin et au plus vite les résolutions de l'ONU concernant l'occupation militaire et les colonies de peuplement établies en Palestine.

Intervention de Georges Tafelmacher, GSsA au Sit-In du 19 avril 2002



 
Il n'y aura jamais de paix sans justice !
Un Pays pour la Population Palestinienne !

Discours et Tracts du SIT-IN PALESTINE du 26 avril 2002 à la Place St.Laurent, Lausanne

La seule voie vers la paix au Proche Orient passe nécessairement par l'instauration d'un État palestinien indépendant, doté de tous les attributs d'un État souverain, exerçant pleinement ses prérogatives sur l'ensemble du territoire de la Palestine. L'occupation israélienne de ces territoires doit cesser au profit de la création d'un État autonome pour un peuple enfin libéré. Un processus menant à la construction de l'état de la Palestine et de sa reconnaissance par la population israélienne, à la construction d'un véritable pays, avec son organisation, ses gouvernements, et ses infrastructures politiques et légales, doit être initié. La sécurité à laquelle aspire la population d'Israël ne pourra être assurée qu'à cette condition.

Cette voie restera fermée tant que l'armée israélienne ne se sera pas complètement retirée de tous les territoires occupés et que les terres confisquées par les colons israéliens n'auront pas été rendues à leurs possesseurs légitimes.

Dans le sillage de l'amorce de retraite de l'armée de la Palestine, les missions civiles pourront se rendre sur les lieux de combats pour voir et témoigner des énormes dévastations qui ont été infligés aux infrastructures civiles, à la population et à l'organisation sociale de la Palestine par l'armée commandée par gouvernement Sharon. Ces témoignages alimenteront les dénonciations des exactions violant tous les principes des droits de l'Homme, commises contre la population civile pendant l'occupation et viendront compléter les dossiers étayant l'accusation de crimes de guerre.

Urgence Palestine a senti le besoin d'encourager la lutte engagée par le peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits et d'unir nos forces à ceux qui, dans le monde, en Europe et en Suisse, avec tous ceux dont les buts rejoignent les leurs pour soutenir la lutte de libération que mène le peuple palestinien. Dans ce but, nous affirmons publiquement, dans la rue et ailleurs, notre soutien à la cause palestinienne et nous organisons des manifestations, des sit-ins et de la diffusion intensive de témoignages et d'informations et en participant aux missions civiles en Palestine pour mieux savoir ce qui se passe réellement dans les villes sous contrôle militaire et pour faire respecter le droit et la justice.

Nous voulons concrétiser notre soutien ferme à la cause palestinienne :

Vive la résistance palestinienne !
Halte à l'occupation de la Palestine !
L'arrêt immédiat de toute collaboration militaire de la Suisse
avec l'armée et l'industrie militaire israéliennes !

Le Collectif Urgence Palestine-Vaud, Lausanne, le 26 avril 2002



 
HALTE À L'OCCUPATION !
Pas de paix durable sans justice globale !

Tracts pour le MEETING - PALESTINE du 16 mai 2002 à la Salle des Vignerons, Lausanne

Entre le 27 mars et le 6 avril, une mission civile suisse de protection du peuple palestinien composée d'une trentaine de participant-e-s, s'est rendue en Palestine. Au même moment, l'armée israélienne se livrait à une agression militaire sans précédent dans les territoires occupés qui a pris l'allure d'une guerre totale contre le peuple palestinien. Le déploiement massif de blindés, d'hélicoptères d'assaut et autres avions de chasse, atteste de la volonté du gouvernement Sharon de mener cette guerre jusqu'à "son terme". Mais contrairement aux objectifs déclarés (lutter contre le "terrorisme") tout tend à prouver qu'il s'agit d'une guerre unilatérale menée par la quatrième armée du monde contre une population civile pratiquement sans défense, de surcroît victime d'une occupation coloniale depuis plus de cinquante ans.

Le droit humanitaire applicable dans les conflits armés est systématiquement bafoué par l'armée d'occupation: arrestations de masse, exécutions extrajudiciaires et assassinats indiscriminés, saccages et pillage de maisons et magasins, destructions des infrastructures civiles, démolition des équipements et bâtiments des ONG, siège de l'autorité palestinienne, etc. Tout porte à croire que le véritable objectif de l'armée israélienne consiste à terroriser la population civile palestinienne, à détruire durablement ses - déjà très maigres - moyens de subsistance, et à démanteler ce qui reste de "l'autorité palestinienne".

En un mot Israël cherche à miner la volonté de résistance de tout un peuple et risque de le pousser à un nouvel exode. Une nouvelle "nakba" (désastre) est en marche et, face à la démission complice de la communauté internationale, il est indispensable que la société civile fasse entendre sa voix.

C'est dans cet esprit que nous avons participé à la campagne internationale d'envoi de missions civiles de protection, composées de simples citoyen-ne-s, militant-e-s d'associations, de syndicats et de mouvements. De retour de la première mission civile suisse, ces militants viennent rendre témoignage de leur expérience et de leur vécu sur le terrain. Il faut leur offrir l'audience la plus large, afin de sensibiliser la société civile et d'exercer les pressions nécessaires pour que nos autorités assument leurs engagements internationaux et contribuent à faire respecter le droit et la justice.

Nous exigeons le respect du droit international, du droit humanitaire (conventions de Genève), des droits humains et démocratiques pour le peuple palestinien comme pour tous les peuples de la région, sans discrimination. Nous exigeons l'arrêt immédiat de la guerre d'agression d'Israël, le retrait immédiat et inconditionnel de l'armée israélienne des territoires occupés et le démantèlement de toutes les colonies comme préalable à toute négociation de paix.

URGENCE PALESTINE s'oppose à la guerre totale que l'armée d'occupation israélienne mène contre la population civile palestinienne, demande que les résolutions de l'ONU concernant la création de l'état de la Palestine soient suivies et respectées par toutes les parties, exige le paiement de dommages de guerre, contribue par tous les moyens à la reconstruction de la Palestine, organise des manifestations, des sit-ins, des meetings et des stands d'informations pour la diffusion intensive de témoignages et participe aux missions civiles en Palestine.

Le collectif Urgence Palestine, Lausanne, le 26 avril 2002



 
La lutte pour la Palestine est aussi un combat pour la liberté de tous les peuples contre tous les pouvoirs !

Tracts pour le STAND - PALESTINE des samedis 11, 18 et 25 mai 2002 à la Place de la Palud, Lausanne

Malgré les négociations et le retrait limité des troupes israéliennes, avec l'aide ou la complicité de toutes les grandes puissances, Sharon poursuit la construction du Grand Israël qui revêt la forme d'une guerre coloniale barbare et d'une négation massive du peuple palestinien emprisonné dans les territoires occupés depuis 67. Malgré leurs dénégations, cette guerre détruira le peuple palestinien et inévitablablement l'Etat palestinien. Cette guerre est aussi une guerre sociale contre l'insurgence des masses palestiniennes et contre un peuple palestinien insoumis refusant l'emprise coloniale du Grand Israël, n'acceptant pas les barrières défensives qui revêtiront bien tôt la forme barbare d'une nouvelle humiliation du peuple palestinien !

La guerre du gouvernement Sharon contre le terrorisme avec l'aide et la complicité de la toute puissante USA, est en train de réduire le futur et inévitable Etat palestinien à un protectorat où sera enfermé et contrôlé le prolétariat qui travaille en Israël ou qui est exploité sur place par une bourgeoisie palestinienne subalterne. Elle est aussi une guerre contre la lutte légitime du peuple palestinien pour son autodétermination dans les territoires occupés et elle est même à mettre en parallèle avec la mobilisation populaire pacifique israélienne contre la guerre et l'occupation de la Palestine qui remet en question les structures militaires, policières et les centres de pouvoir économique et politique de l'État d'Israël.

L'État sioniste mène une guerre contre tout le peuple palestinien et en brisant l'Autorité Palestinienne, il tente d'ôter toute légitimité à la Palestine. Politiquement et moralement, les secteurs de la résistance palestinienne qui répondent à la guerre coloniale en frappant de manière indiscriminée la société israélienne, renforce "l'unité nationale" rendant plus difficile l'affirmation des contradictions internes de la société Israélienne et légitime les dérives autoritaires et répressives de l'état d'Israël. Malgré cela, la symétrie entre les attentats-suicide et la violence des représailles de l'appareil militaire n'est pas possible : la violence matérielle de l'armée sioniste est infiniment plus forte que celle exercer contre la population israélienne par les kamikazes.

Pas de guerre entre les peuples !

Cette guerre n'est pas un affrontement du peuple palestinien contre le peuple israélien. Le peuple palestinien lutte uniquement pour ses droits et son autodétermination, pour libérer sa terre et fonder un Etat. De plus, le peuple palestinien mène aussi des luttes de libération sociale essentielle : la lutte des femmes pour leur émancipation, pour l'autodétermination démocratique et l'émancipation sociale, le combat des prolétaires contre l'exploitation des patrons israéliens et palestiniens, la lutte de très larges secteurs de la société contre l'arbitraire et la corruption de son propre Etat, contre les violations par le pouvoir des droits fondamentaux. La très grande majorité du peuple israélien veut vivre en paix mais le gouvernement israélien impose à la population de vivre dans un état de guerre larvée, faisant planer une menace sur les libertés démocratiques en maintenant au pouvoir le parti de la guerre. La société israélienne, tout comme la société palestinienne, est traversée de contradictions significatives, de nombreux conflits sociaux, d'importantes luttes de classes. Les luttes des sujets sociaux dominés sont convergentes, un travail de fusion par un travail long et difficile est nécessaire. Ce n'est qu'en s'appuyant et s'alliant avec les secteurs de la société israélienne qui refusent la logique de la guerre coloniale, qui veulent la paix et qui s'opposent au démantèlement des espaces démocratiques profondément remis en cause par la logique de la guerre, que le peuple palestinien pourra gagner son autonomie. Pour cela, les Palestiniens peuvent profiter des relais avec les mouvements de contestation de l'ordre capitaliste du monde qui s'opposent à la politique pro-sioniste des Etats et des classes dominantes. Les intérêts du monde du travail israélien et du prolétariat palestinien peuvent et doivent s'allier dans ce combat.

Deux peuples otages

Le peuple palestinien et le peuple israélien sont en fait deux peuples otages, frappés par des tragédies parallèles. Le peuple juif, après avoir été abandonné par les classes dominantes d'Europe et des USA et livré à l'horreur de la Shoah, a été encadré et orienté par l'appareil sioniste vers une entreprise de colonisation de la Palestine. Ainsi, le peuple de l'Holocauste, de l'insurrection du Ghetto de Varsovie et des "kibboutz" révolutionnaires, a été contraint de devenir le peuple otage de l'étatisme sioniste, mis au service des intérêts du capitalisme pétrolier international. En vérité, Israël est une société contradictoire, à la fois Etat de séparation ethnique proclamé et de libertés démocratiques limitées et sous contrôle, fragiles et sans cesse remises en cause par les mouvement pacifiste israélien et les objecteurs et déserteurs. De son côté, par la violence et par la guerre, le peuple palestinien a été chassé de sa terre. Il a subi un déni essentiel. Il a été instrumentalisé, contrôlé et réprimé par les régimes arabes qui ont tenté d'en faire une troupe supplétive pour leurs desseins. Le peuple palestinien a du s'affirmer de haute lutte, au prix de sacrifices immenses. Il a dû combattre contre les Etats arabes, contre l'Etat sioniste, contre les bourgeoisies, les blocs et les impérialismes, y compris contre sa propre bourgeoisie et les bureaucraties politico-militaires, devenues aujourd'hui l'État de l'Autorité palestinienne. Les deux peuples, palestinien et israélien, doivent se libérer et ils devront le faire ensemble. Le peuple palestinien n'est pas tombé dans la tentation de la guerre "peuple contre peuple", ni dans les logiques autoritaires ou fondamentalistes qui voudraient l'amener à situer son autodétermination exclusivement sur un terrain étatique, religieuse et de surcroît antidémocratique. Le peuple d'Israël doit s'affranchir de la soumission aux intérêts des USA et à la logique de guerre coloniale qui ouvre la voie à l'extrême-droite sioniste et au fascisme.

Démocratie, égalité, une révolution reste à faire !

Ce sera une longue lutte. Il faut tabler sur l'ensemble des démarches de libération et de revendication de la paix des sociétés palestinienne et israélienne et sur la solidarité directe de celles et ceux qui luttent contre l'ordre impéialiste du monde. Il incombe à tous les mouvements anticapitalistes, antifascistes, de contraindre les Etats à agir dans la région dans le sens d'une protection du peuple palestinien et de la paix.

Le collectif Urgence Palestine Vaud, le 26 mai 2002





Pour la Paix et l'autodétermination du peuple palestinien !
  1. Soutenons toutes les luttes sociales et démocratiques, émancipatrices contre le militarisme, le fascisme et le fondamentalisme

  2. Appui à la lutte du peuple palestinien pour son autodétermination: territoire, eau, autonomie économique, institutions

  3. Évacuation des territoires occupés en 1967, fin des colonies, droit au retour généralisé, Jérusalem capitale commune aux deux États

  4. Appui à tout ce qui peut permettre une Confédération des peuples: double nationalité, coopérations, luttes sociales communes

  5. Combat contre l'antisémitisme et contre le racisme qui frappe partout les immigréEs du monde arabe

  6. Appui à celles et ceux qui dans la région, agissent sur des bases socialistes, libertaires et fédéralistes


parce que l'injustice ne fait pas la une des média, mais le quotidien d'un peuple.





P H O T O S   du   S T A N D


stand-1

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mur-2

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P O È M E S   pour  la   P A L E S T I N E

JE SUIS POUR LE TERRORISME

Nizar Qabbani

De terrorisme on nous accuse
Si nous osons prendre défense
De notre femme et de la rose
Et de l'azur et du poème
Si nous osons prendre défense
D'une patrie sans eau sans air
D'une patrie qui a perdu
Sa tente et sa chamelle
Et meme son café noir.
De terrorisme on nous accuse
Si nous osons prendre défense
De la crinière
De la reine de Saba
Des lèvres de Maysoun
Des noms de nos plus belles filles,
Du khol qui de leurs cils
En pluie retombe
Comme une chose révélée.
Certes vous ne trouverez pas
En ma possession
De poésie secrète
Ni de parler énigmatique
Ou des ouvrages clandestins,
Et par devers moi je ne garde
Aucun poème traversant
La rue, caché derrière son voile.
De terrorisme on nous accuse
Quand nous décrivons les dépouilles
D'une patrie
Décomposée et dénudée
Et dont les restes en lambeaux
Sont dispersés aux quatre vents.
D'une patrie
Cherchant son adresse et son nom.
D'une patrie ne conservant
De ses antiques épopées
Que les élégies de Khansa.
D'une patrie
Où ni le rouge, ni le jaune, ni le vert
Ne teignent plus les horizons.
D'une patrie qui nous défend
D'écouter les informations
Ou d'acheter quelque journal.
D'une patrie où les oiseaux
Sont censurés dans leurs chansons,
D'une patrie où, terrifiés,
Les écrivains ont pris le pli
D'écrire la page du néant.
D'une patrie
Qui ressemblerait dans sa forme
A la poésie
Dans notre pays
Sorte de langage égaré
Improvisé
Sans aucun lien avec les etres
Sans aucun lien avec leur terre
Ni avec les problèmes
Dans lesquels ils se débattent vainement,
D'une patrie allant pieds nus
Et sans aucune dignité
Vers la paix négociée.
D'une patrie
Où les hommes pris de panique
Ont fait pipi dans leurs culottes
Et ou ne restent que les femmes.
Le sel amer est dans nos yeux
Et sur nos lèvres,
Il est dans nos propres propos.
Notre âme a-t-elle été touchée
De stérilité héritée
Léguée par la tribu Kahtane.
Dans notre nation,
Il n'y a plus de Mu'awya
Plus de Abu Sufiane
Plus personne pour crier "Gare" !
A la face de ceux qui ont abandonné
A autrui notre foyer
Et notre huile et notre pain
Transformant notre maison
Si heureuse en capharnaum.
Il ne reste plus rien de notre poésie
Qui n'ait sur le lit sur tyran
Perdu sa virginité.
Du mépris nous avons pris
Le pli de l'habitude.
Que reste-t-il donc de l'homme
Lorsqu'il s'habitue au mépris ?
Je recherche dans les feuilles de l'Histoire
Usaman Ibn Munkid
Okba Ibn Nafi',
Je recherche Omar,
Je recherche Hamza,
Et Khalid chevauchant
Vers la Grande Syrie,
Je recherche al Mu'tacim
Sauvant les femmes
De la barbarie des envahisseurs
Et des furies des flammes,
Je recherche dans ce siècle attardé
Et ne trouve dans la nuit
Que des chats apeurés
Craignant pour leur personne
Le pouvoir des souris.
Avons-nous été atteints
De nationale cécité ?
Ou bien tout simplement
Souffrons-nous de daltonisme ?
De terrorisme on nous accuse
Quand nous refusons notre mort
Sous les râteaux israéliens
Qui ratissent notre terre
Qui ratissent notre Histoire
Qui ratissent notre Evangile
Qui ratissent notre Coran
Et le sol de nos prophètes.
Si c'est là notre crime
Que vive le terrorisme !
De terrorisme on nous accuse
Si nous refusons que les Juifs
Que les Mongols et les Barbares
Nous effacent de leur main.
Oui, nous lançons des pierres
Sur la maison de verre
Du Conseil de Sécurité
Soumis à l'empereur supreme.
De terrorisme on nous accuse
Lorsque nous refusons
De négocier avec les loups
Et de tendre nos deux bras
A la prostitution.
L'Amérique
Ennemie de la culture humaine
Elle-meme sans culture,
Ennemie de l'urbaine civilisation
Dont elle-meme est dépourvue,
L'Amérique
Bâtisse géante
Mais sans murs.
De terrorisme on nous accuse
Si nous refusons un siècle
Où ce pays de lui-meme satisfait
S'est érigé
En traducteur assermenté
De la langue des Hébreux.

Patauge donc
Prince de Bitume
Tel une éponge
Dans la fange de tes plaisirs
Et dans tes errements,
Ton pétrole ?
Tu peux le déverser
Aux pieds de tes maîtresses !
Les boîtes de nuit de Paris
Ont tué en toi toute fierté,
Là-bas, aux pieds d'une prostituée
Tu as enterré ton amour propre,
Alors, tu as bradé al Qods,
Tu as bradé Dieu,
Tu as bradé de tes morts les cendres,
Comme si les lances d'Israël
N'ont jamais tué tes soeurs,
N'ont jamais détruit nos demeures,
Et n'ont jamais brulé,
Nos Saintes Ecritures,
Comme si les bannières d'Israël
Ne se sont jamais plantées
Sur les lambeaux
De tes drapeaux,
Comme si tous ceux
Qui furent crucifiés
Aux arbres de Jaffa
Aux arbres de Jéricho
Et de Bir Sbaa
N'étaient pas de ta race.
Al Qods baigne dans son sang
Pendant que te dévorent
Tes propres passions
Comme si le drame
Ne te concernait point !
Quand donc l'Être Humain
Se réveillera-t-il dans ta carcasse ?

Nizar Qabbani


Proverbe marocain
"Drabni ou b'ka s'bakni ouch'ka"
("Il m'a frappé et a pleuré, m'a précédé en vitesse pour se plaindre.")



Israël, Israël, que de sang sur tes mains...

DENIS GAUMOND

On enlève de deux de tes soldats au sud du Liban et tu en es rendu à détruire, à brûler et à tuer de pauvres innocents dans un Liban déjà aux prises avec des forces étrangères malicieuses.

D'où te vient donc ce droit de tuer ainsi, impunément, sans remords et sans retenue ?
Ce droit absolu qui te fait tuer absolument, est-ce vraiment toi ?
Te vient-il de tes amis des Etats-Unis enfoncés dans la mort jusqu'au cou en Irak ?
De la force incomparable de tes armes, lesquelles tu refuses à tes adversaires ?
Pourquoi tues-tu impunément alors que tu dénonces ces terreurs chez les autres ?
Tu tues quatre ou cinq ennemis pour un seul de tes morts.
Cela ne te rappelle-t-il pas ton histoire récente où ce sont les tiens qui étaient tués ?
Ce droit te vient-il d'un pouvoir divin que toi seul, comme peuple élu, tu possèdes ?
Dis-moi donc d'où te vient cette facilité d'agir ainsi dans le mal
et, en même temps, implorer la pitié sur toi, toi la victime des terroristes.
N'as-tu pas assez connu la peine, la misère et la mort depuis ces quatre mille ans
où on crie ton nom ?

Pourquoi, après Gaza, détruire les infrastructures civiles du Liban ?
Pour deux soldats prisonniers de tes adversaires ?
Pour des roquettes lancées en riposte à tes propres bombes lancées sur ton territoire ?
Ne leur jalouses-tu pas plutôt leur industrie touristique naissante ?
Leur pénible relève économique ?
Leur sympathie auprès de la communauté internationale ?
Veux-tu éliminer un concurrent économique aussi faiblard soit-il ?

Ces deux prisonniers aux mains du Hezbollah au Liban et cet autre à Gaza,
pourquoi ne pas de les échanger contre les prisonniers que tu détiens par centaines ?
Pourquoi pas cette voie plutôt que celle de la force illusoire de ta suprématie armée ?
Ne sais-tu donc pas que chacune de tes balles de fusil,
que chacun de tes obus,
que chacune de tes bombes ne sont que des graines de haine mise en terre
qui feront pousser des forêts de vengeance et des lacs de sang ?

Ne sais-tu donc pas que les murs que tu construis ne sauront jamais te protéger ?
Tu te crées des terroristes pour légitimer tes assassinats, tes spoliations, tes destructions
et tes exactions alors que tu es maintenant le plus fort.
Mais demain Israël, demain ou après demain, le seras-tu encore ?
Pourquoi ne vois-tu pas, dans l'âme et le cœur des Libanais,
dont tu tues les maris, les femmes et les enfants,
dont tu détruis les villes, les routes, les centrales électriques et les aéroports,
que tu pousses dans les bras de la Syrie haletante,
monter la haine que tu sèmes pour l'éternité ?

Ce sont mes amis et mes parents que tu tues là bas.
Que tu blesses et que tu mets à la rue aussi.
Que tu humilies et que tu prives de vivre en humain digne de ce nom !
Moi je vis chez moi à l'abri.
Mais c'est aussi moi que tu vises et que tu atteins.
C'est aussi moi que tu blesses et que tu fais rager.
Moi qui défends ton droit d'être.
Moi qui supporte toutes les tempêtes en expliquant tes raisons auprès des amis.
Moi qui, avec beaucoup d'autres, nous mettons les nôtres à dos pour toi, Israël.

Mais aujourd'hui, je ne comprends pas tes attaques destructrices
sur le Liban de mes rêves et de mes amours.
C'est pour cela que je te demande de m'expliquer.
Explique-moi !
Bien sûr tu souffres aussi.
Bien sûr il y a les Palestiniens.
Bien sûr il y a eu l'Holocauste.
Bien sûr tu dois te défendre.
Mais comment tout cela te donne-t-il un tel droit à un tel abus de pouvoir ?
Mais quelle est donc ta légitimité ?
Ce ne serait pas demain que le tribunal international te convoquera.
Que me reste-t-il donc à faire ?
J'implore tes amis à te rendre à la raison.
J'implore ta diaspora à intervenir pour t'éclairer.
Surtout, celle d'ici si habile et si présente dans les universités et les journaux.

Dis-moi Israël, toi qui es riche et forte, toi qui es puissante et sévère,
combien de vies encore prendras-tu pour tes deux soldats prisonniers au Liban ?
Ou cet autre à Gaza ?
Combien de mal feras-tu autour de toi avant de comprendre
toute la haine qui monte contre toi sur cette planète ?
Quand donc auras-tu une âme et un cœur pour te guider ?
Quand donc pourras-tu m'aider à encore pouvoir t'aider ?

Israël, Israël entends-tu ma voix dans ce désert de feu et de sang
qui te transforme en assassin que l'Histoire attend ?
Israël, Israël, je t'appelle et je t'implore,
négocie et oublie cette drogue que ta force militaire te donne.
Elle n'est qu'illusion.
Israël, Israël tu peux encore être la plus grande.
Israël, Israël, m'entends-tu ?

mise-en-poème inspiré d'un texte de :
DENIS GAUMOND
Ex-professeur chargé de cours ENAP
et Université de Montréal (Canada)



Parlementaires pour la Palestine

Constitution d'un groupe de pression parlementaire

Lausanne, le 14 janvier 2009

À Mesdames, Messieurs les Députées et Députés des Chambres fédérales :

Depuis quelque temps, plusieurs parlementaires concernés par la Palestine sont intervenus en déposant questions et pétitions sur le boycott des produits israéliens, la suppression de toute collaboration militaire, les infrastructures payées par la Suisse détruites par Israël, etc. Il existait un groupe "Proche-Orient" qui se voulait très large, mais ce groupe ne se réunit plus. L'aggravation de la situation au Proche-Orient nous pousse à contacter tous les conseillers(ières) national(e)s et aux Etats (actuels et anciens) préoccupé(e)s par le sort de la population Palestinienne, et de les inciter à se réunir sous la forme d'une coordination parlementaire centrée sur la Palestine dans l'intention de rendre ces actions plus efficaces.

Le but de cette coordination parlementaire serait :

Pour animer un tel groupe, seul quelqu'un avec suffisamment de disponibilités, une personne qui connaît bien les rouages du parlement, qui détienne les informations sur place, qui ait des contacts avec les organisations locales et qui puisse préparer des interventions émanant du parlement et des organisations. On peut compter sur plusieurs parlementaires, notamment sur Carlo Sommaruga, sur Daniel Vischer (Président de Suisse-Palestine) qui s'est engagé à créer ce groupe, Geri Müller (président de la Commission des affaires extérieures du CN), Jo Lang, Andrea Hämmerle et Josef Zisyadis. Nous pouvons aussi faire appel aux anciens conseillers concernés par la situation en Palestine.

La manifestation de Berne du 10 janvier ne doit pas rester sans suite. Nous les citoyens de base, actifs dans des organisations soutenant la population Palestinienne et leur apportant de l'aide, demandons que nos représentants s'engagent encore plus fortement que par le passé pour que leurs initiatives aient un minimum chance de succès.

Quel contour pourrait avoir ce regroupement de parlementaires et qui parmi vous aurait le temps et l'énergie pour conduire ce groupe ?

Salutations concernées...

Pour le groupe "suivi de la manif"
auprès du Collectif Urgence Palestine - Vaud
Georges Tafelmacher
GSsA/Vd - PULLY

Josef Zisyadis, Conseiller National
POP/Vd - Lausanne

Réponses reçues en retour

-----Message d'origine-----
De : Daniel Vischer [mailto:daniel.vischer@bluewin.ch] 
Envoyé : vendredi, 16. janvier 2009 10:34
À : 'Tafelmacher'
Cc : Geraldine Savary; Josiane Aubert; Jacques Bourgeois;
Daniel Brelaz; Andre Daguet; Andi Gross; Andrea Haemmerle; 
Antonio Hodgers; Jo Lang; Ueli Leuenberger; Christian Levrat; 
Josef Zisyadis; Liliane Maury Pasquier; Ada Marra; Jacques Neirynck; 
Roger Nordmann; Jean-Claude Rennwald; Stephane Rossini; 
Maria Roth Bernasconi; Carlo Sommaruga; Christian Van Singer; 
Luc Recordon; Liliane Maury Pasquier; Ursula Wyss; Pierre-Yves Maillard; 
Anne-Catherine Menétrey; Daniel Vischer; Daniel Vischer; Geri Mueller
Objet : AW: Parlementaires pour la Palestine

Lieber Joseph
Andrea Hämmerle und ich sind kürzlich übereingekommen, in der 
nächsten Session eine Parlamentarische Gruppe Palästina zu 
initiieren. Sie soll sich als Gruppe verstehen, die im Gegensatz
zur neuen Parlamentarischen Gruppe Israel als propalästinensisch
versteht. Die bisherige Naheostgruppe, die so tat, als sei sie 
neutral, indes von Alt NRin Vreni Müller-Hemmi präsidiert wurde, 
nota ben Präsident der Gesellschaft Schweiz Israel war das nie.
Sie ist m.E. nutzlos geworden.
Mit bestem Gruss
Daniel Vischer 

Andrea Hämmerle et moi-même se sont mises d'accord récemment pour former un groupe Palestine parlementaire dans la prochaine session. Elle doit se comprendre en tant que groupe qui comprend contraire- ment au nouveau groupe Israël parlementaire comme pro-palestinien. Le groupe d'est étroit précédent qui a fait ainsi, comme si elle n'est, tandis que d'un contralto NRin Vreni präsidiert à Müller-Hemmi sont devenus, nota ben président de la société Suisse-Israël n'était jamais neutre. Elle est devenue inutile m.E. Avec la meilleure salutation Daniel Vischer
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
-----Message d'origine-----
De : Carlo Sommaruga [mailto:carlo.sommaruga@parl.ch] 
Envoyé : mardi, 13. janvier 2009 16:52
À : Tafelmacher
Cc : Pierre-Yves Maillard; Anne-Catherine Menétrey; Josef Zisyadis
Objet : Re : Parlementaires pour la Palestine

Chers Amis, 

Oui il est possible de créer un groupe interparlementaire formel. 
Cela veut aussi dire qu'il faut organiser un petit secrétariat 
de suivi. Par ailleurs, il convient aussui de se rappeler que ces 
groupes sont ouvert à tous les parlementaires et que de fait nous 
pourrions toujours être minorisés sur des sujet.

Je suis plutôt en faveur d'une coordination parlementaire, cela 
suffit amplement pour coordonner le dépôt des interventions, les 
actions communes et prévoir le cas échéant des invitations de 
personnalités à Berne au parlement.

Il serait cependant bon que quelqu'un non parlementaire assume le
secrétariat de cette coordination.

Bien à vous 

Carlo Sommaruga 


Israël : la part de mensonge

Des citoyens israéliens ont réexaminé de façon critique l'histoire d'Israël et du sionisme

Ilan PappéPas tous les israéliens sont pour la guerre contre les Palestiniens. Il y en a qui, courageusement et contre l'opinion publique véhiculée par les médias rangés solidairement derrière le gouvernement, expriment des opinions qui vont à l'encontre de la pensée unique hégémonique du bienfait d'une guerre totale menée contre les Palestiniens et contre la diabolisation de gens qui au final, pensent, comme les Israéliens, défendre leur territoire, œuvrer pour la construction et la reconnaissance d'un pays légitime et vivre en paix avec ses voisins. Cette page contient une compilation de divers écrits produits par d'éminents professeurs et intellectuels israéliens choqués par le traitement réservé à l'autre parti.

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Guerre à Gaza

GazaLe 27 Décembre 2008, Israël entame sa guerre terrestre dans la bande de Gaza

Bombardements sur Gaza-City. L'entrée des blindés israéliens a été précédée par d'intenses tirs d'obus, au rythme de un toutes les quinze secondes. Plus de 1300 Palestiniens ont été tués et 5000 ont été blessés depuis le lancement de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza. Aux bombardements a succédé une invasion terrestre. (photo: Keystone)


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slogans
manifestation à Lausanne le 14 Janvier 2009




L I E N S


Urgence Palestine - Vaud   -   site internet du Collectif vaudois

Urgence Palestine   -   site internet du Collectif romand

Palestinet   -   The Palestine Net Project

Solidarité Palestine   -   lien cassé

Ce qui ce passe   -   avec Solidarité - Palestine

Palestine Independent Media Center

Palestine Monitor   -   Voice Of Civil Society

ArabNet-Palestine   -   Links to Palestine-oriented web sites

Palestine Chronicle   -   Global voices for a better world

A S S P   -   Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens

CCIPPP   -   Campagne civile internationale de protection du peuple palestinien

G S s A   -   Groupe pour une Suisse sans Armée

Lettres de Lecteurs   -   Parues dans les quotidiens - 24 heures, Le Courrier, Le Temps, etc.

Daniel Perrin   -   article paru dans "Le Temps"


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